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Bornage de terrain à Toulon : bornage amiable, judiciaire et litiges entre voisins

Vous contestez les limites de votre terrain ? Votre voisin refuse de faire réaliser un bornage ou souhaite installer une clôture à un emplacement que vous estimez incorrect ?

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Les désaccords relatifs aux limites de propriété sont fréquents, notamment lorsque les terrains n'ont jamais été bornés, que les actes anciens manquent de précision ou que les indications cadastrales ne correspondent pas à la configuration réelle des lieux.

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Le bornage permet de déterminer et de matérialiser la limite séparative entre deux propriétés privées contiguës. Il constitue une démarche essentielle pour sécuriser les droits des propriétaires et prévenir les litiges liés à l'implantation de constructions ou d'aménagements.

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L'article 646 du code civil reconnaît à chaque propriétaire le droit de demander le bornage de propriétés contiguës, sous réserve des conditions légales applicables.

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Le cabinet GARA-ROMEO Avocat, situé à Toulon, accompagne les propriétaires confrontés à des contestations de limites séparatives, à des refus de bornage et à des différends fonciers.

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Maître Sofian GARA-ROMEO intervient pour analyser les titres de propriété, accompagner les opérations de bornage amiable et engager, lorsque cela est nécessaire, une procédure judiciaire afin de faire déterminer les limites des terrains.

Dans quels cas faut-il faire borner un terrain ?

Le bornage consiste à déterminer la ligne séparant deux propriétés privées appartenant à des propriétaires différents, puis à la matérialiser sur le terrain.

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L'article 646 du code civil prévoit que tout propriétaire peut demander à son voisin le bornage de leurs propriétés contiguës.

 

Cette opération peut être réalisée volontairement, notamment afin de prévenir un conflit, ou devenir nécessaire lorsqu'un désaccord apparaît sur l'emplacement de la limite séparative.

À quoi sert le bornage d'une propriété ?

La délimitation précise d'un terrain permet de connaître l'étendue des droits fonciers et de sécuriser les aménagements réalisés à proximité des propriétés voisines.

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Le bornage présente notamment un intérêt dans les situations suivantes :

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  • L'installation d'une clôture ou la construction d'un mur séparatif ;

  • La construction d'une maison, d'une extension ou d'un garage ;

  • L'aménagement d'une terrasse, d'une piscine ou d'un abri de jardin ;

  • La réalisation de travaux à proximité immédiate d'une limite de propriété ;

  • La vente ou l'acquisition d'un terrain ;

  • La division d'une propriété en plusieurs parcelles ;

  • L'existence d'un désaccord avec un voisin concernant la superficie ou les limites du terrain ;

  • La suspicion d'un empiètement par une construction voisine.

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Le bornage permet notamment de prévenir les conflits résultant de l'implantation d'un ouvrage au-delà des limites de propriété.

 

Toutefois, il ne constitue pas, à lui seul, une autorisation de construire. Les travaux envisagés doivent également respecter les règles d'urbanisme et les droits des tiers.

Le bornage est-il obligatoire avant une vente ou une construction ?

Le bornage n'est pas systématiquement obligatoire avant la vente d'un terrain ou la réalisation d'une construction.

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Il existe cependant des situations dans lesquelles une délimitation préalable est imposée, notamment dans le cadre de certaines opérations de lotissement.

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Les terrains à bâtir issus d'un lotissement doivent ainsi répondre aux exigences légales de délimitation applicables à leur commercialisation.

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En dehors de ces situations, le bornage constitue une précaution particulièrement utile lorsque les limites sont incertaines.

 

Un propriétaire souhaitant édifier un mur, une extension ou une piscine à proximité de la parcelle voisine a notamment intérêt à s'assurer de l'emplacement exact de la limite séparative.

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De même, l'acquéreur d'un terrain peut demander communication des documents de bornage existants avant la signature de la vente.

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Le permis de construire ou la déclaration préalable ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer les limites juridiques du terrain.

 

Une autorisation d'urbanisme ne dispense donc pas de vérifier les droits de propriété avant de réaliser les travaux.

Comment déterminer les limites d'une propriété : cadastre, titres et géomètre-expert ?

Lorsqu'un désaccord apparaît sur les limites séparatives, les propriétaires se réfèrent souvent au plan cadastral ou aux indications figurant dans leurs actes de vente.

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Ces documents constituent des éléments utiles, mais leur portée juridique doit être distinguée.

Le plan cadastral permet-il de connaître les limites exactes d'un terrain ?

Le plan cadastral représente les parcelles et permet notamment leur identification administrative et fiscale.

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Il peut fournir des indications sur leur configuration, leurs références et leur superficie cadastrale.

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Toutefois, le cadastre ne fixe pas juridiquement les limites de propriété.

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Les représentations cadastrales peuvent présenter des imprécisions et ne correspondent pas nécessairement à une délimitation contradictoirement établie entre les propriétaires.

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En cas de désaccord, il ne suffit donc pas de superposer un plan cadastral à une photographie aérienne pour déterminer avec certitude l'emplacement d'une limite.

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Il convient notamment d'examiner les titres de propriété, les éventuels plans de division et les bornages antérieurement réalisés.

 

Le cadastre peut constituer un élément d'analyse, mais il ne remplace pas une opération de bornage.

Quels documents permettent d'établir les limites séparatives ?

La détermination des limites nécessite généralement de confronter plusieurs catégories de documents à la configuration réelle des lieux.

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Les pièces utiles comprennent notamment :

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  • Les actes notariés d'acquisition des propriétés concernées ;

  • Les titres de propriété antérieurs ;

  • Les plans de division et documents d'arpentage ;

  • Les procès-verbaux de bornage existants ;

  • Les plans établis par les géomètres-experts ;

  • Les documents annexés aux actes de vente ou aux opérations de lotissement ;

  • Les plans cadastraux anciens et actuels ;

  • Les éventuels jugements ayant précédemment déterminé les limites ;

  • Les photographies ou constats permettant de retracer l'implantation des ouvrages.

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L'analyse de ces documents peut révéler des discordances, notamment lorsque plusieurs divisions parcellaires sont intervenues au fil des années.

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Il est également possible que les limites aient déjà été fixées dans le cadre d'un ancien bornage, sans que les propriétaires actuels disposent immédiatement de l'ensemble des documents correspondants.

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Dans cette situation, il convient de rechercher les pièces existantes avant d'envisager une nouvelle opération.

Comment se déroule un bornage amiable entre voisins ?

Le bornage amiable permet aux propriétaires de déterminer d'un commun accord la limite séparative de leurs terrains.

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Il constitue généralement la démarche à privilégier lorsqu'aucune délimitation définitive n'a été réalisée.

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En pratique, les propriétaires font appel à un géomètre-expert chargé d'examiner les documents fonciers et de proposer une délimitation contradictoire.

Quel est le rôle du géomètre-expert dans un bornage amiable ?

Le géomètre-expert intervient pour rechercher et matérialiser les limites foncières.

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Sa mission peut notamment comprendre :

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  • L'examen des titres de propriété et des documents cadastraux ;

  • La recherche des plans et bornages anciens ;

  • Le relevé topographique des lieux ;

  • La recherche des bornes ou repères existants ;

  • La convocation des propriétaires concernés ;

  • L'analyse contradictoire des limites proposées ;

  • L'établissement d'un plan et d'un procès-verbal de bornage ;

  • La matérialisation des limites par la pose de bornes ou de repères appropriés.

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Les propriétaires sont invités à présenter leurs observations et les documents dont ils disposent.

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Le géomètre-expert procède à une analyse technique et foncière, mais il ne dispose pas du pouvoir juridictionnel de trancher un désaccord persistant entre les propriétaires.

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Lorsque les parties ne parviennent pas à s'accorder sur la limite proposée, une procédure judiciaire peut devenir nécessaire.

Quelle est la valeur juridique d'un procès-verbal de bornage signé ?

À l'issue des opérations amiables, le géomètre-expert peut établir un procès-verbal de bornage accompagné d'un plan matérialisant les limites convenues.

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Lorsque les propriétaires concernés approuvent et signent ce document, il formalise leur accord sur la délimitation de leurs terrains.

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Un bornage amiable régulièrement établi et devenu définitif s'impose aux parties.

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Il n'est donc pas possible de demander librement un nouveau bornage au seul motif que l'un des propriétaires souhaite revenir sur la limite précédemment acceptée.

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La remise en cause d'un accord de bornage suppose des circonstances particulières et un fondement juridique approprié, notamment lorsqu'un vice du consentement est invoqué.

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Il convient également de distinguer le procès-verbal signé de simples plans techniques ou de documents préparatoires n'ayant pas reçu l'accord des propriétaires concernés.

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La conservation du procès-verbal et de ses annexes est essentielle, notamment lors des ventes successives.

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Une publication au service de publicité foncière peut également être envisagée afin de renforcer l'opposabilité de l'accord aux tiers.

Que faire si le voisin refuse de signer le procès-verbal de bornage ?

Un propriétaire peut refuser de participer aux opérations amiables ou contester la limite proposée par le géomètre-expert.

 

Dans cette situation, le bornage amiable ne peut pas être considéré comme définitivement accepté.

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Le refus peut notamment résulter :

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  • D'une divergence d'interprétation des titres de propriété ;

  • De la contestation d'un plan ancien ;

  • D'un désaccord sur l'emplacement des bornes ;

  • De la présence d'une clôture ou d'un mur dont l'implantation est contestée ;

  • D'une revendication portant sur une partie du terrain ;

  • D'une volonté de conserver une situation matérielle ancienne.

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Il convient alors d'examiner les motifs de la contestation et les possibilités de parvenir à un accord.

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Lorsque les démarches amiables échouent, le propriétaire souhaitant faire déterminer la limite peut engager une action en bornage judiciaire, sous réserve du respect des formalités préalables.

Comment obtenir un bornage judiciaire lorsque le voisin refuse ?

L'action en bornage judiciaire permet d'obtenir la détermination d'une limite séparative lorsqu'aucun accord amiable n'a pu être trouvé.

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L'article 646 du code civil reconnaît au propriétaire le droit de solliciter le bornage des propriétés contiguës.

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Toutefois, la saisine du tribunal suppose de vérifier que les conditions de l'action sont réunies, notamment l'absence de bornage définitif antérieur.

La conciliation préalable est-elle obligatoire avant un bornage judiciaire ?

Oui, une tentative de résolution amiable est en principe obligatoire avant l'engagement d'une action en bornage judiciaire.

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L'article 750-1 du code de procédure civile prévoit notamment cette obligation pour les actions mentionnées à l'article 646 du code civil, sous réserve des exceptions légalement prévues.

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Les parties peuvent notamment recourir :

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  • À une conciliation menée par un conciliateur de justice ;

  • À une médiation ;

  • À une procédure participative avec l'assistance de leurs avocats.

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Il convient de distinguer cette tentative de résolution amiable des échanges intervenus lors des opérations techniques de bornage.

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Une simple mise en demeure ou un désaccord constaté par le géomètre-expert ne suffit pas nécessairement à satisfaire aux exigences procédurales de l'article 750-1.

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À défaut de tentative préalable lorsqu'elle est obligatoire, la demande judiciaire peut être déclarée irrecevable.

Il est donc essentiel de vérifier le respect de cette formalité avant de saisir le tribunal.

Comment se déroule une procédure de bornage devant le tribunal judiciaire ?

L'article R.211-3-4 du code de l'organisation judiciaire attribue au tribunal judiciaire la compétence pour connaître des actions en bornage.

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La juridiction territorialement compétente est déterminée en fonction de la situation des biens concernés.

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Pour des propriétés situées dans son ressort, la procédure peut notamment être engagée devant le tribunal judiciaire de Toulon.

 

Lorsque les parties ne parviennent pas à s'accorder sur la limite séparative, le juge peut ordonner une mesure d'expertise confiée à un géomètre-expert.

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Cette mesure peut notamment permettre :

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  • D'examiner les titres de propriété des parties ;

  • De rechercher les documents fonciers anciens ;

  • De procéder aux relevés et mesures techniques ;

  • D'identifier les bornes et repères existants ;

  • De confronter les différentes limites revendiquées ;

  • De proposer les éléments techniques permettant au juge de déterminer la limite.

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Les parties peuvent présenter leurs observations et discuter les conclusions techniques.

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Le juge apprécie ensuite les éléments du dossier pour fixer la limite séparative dans sa décision.

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La limite ainsi déterminée peut être matérialisée sur le terrain selon les modalités retenues.

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La décision judiciaire permet de résoudre le différend relatif à la délimitation des propriétés.

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Toutefois, elle doit être distinguée d'un jugement statuant sur la propriété même d'une portion de terrain.

Quels délais pour engager une action en bornage judiciaire ?

L'action en bornage n'est pas soumise à un délai de prescription extinctive ordinaire empêchant un propriétaire de demander la détermination d'une limite qui n'a jamais été définitivement fixée.

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Toutefois, cette possibilité suppose que les conditions de l'action demeurent réunies.

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Lorsqu'un bornage définitif existe déjà, une nouvelle action ne peut pas être engagée simplement pour obtenir une limite différente.

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Il convient également de distinguer la demande de bornage des autres actions susceptibles d'accompagner le conflit.

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Une action portant sur la propriété d'une parcelle, une revendication fondée sur la prescription acquisitive ou une demande indemnitaire obéissent à des règles spécifiques.

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Lorsque le différend porte sur une occupation ancienne ou une construction dépassant sur le terrain voisin, l'analyse ne peut donc pas se limiter aux seules règles du bornage.

Qui doit payer les frais de bornage et peut-on contester une limite déjà fixée ?

Les propriétaires s'interrogent fréquemment sur les coûts d'une opération de bornage et sur les conséquences financières du refus d'un voisin.

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La répartition des frais dépend notamment du cadre amiable ou judiciaire dans lequel l'opération intervient.

Comment sont répartis les frais du géomètre-expert et de la procédure ?

L'article 646 du code civil prévoit que le bornage se fait à frais communs.

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Dans le cadre d'un bornage amiable, les propriétaires conviennent généralement de partager les honoraires du géomètre-expert.

Ils peuvent toutefois convenir d'une répartition différente selon leurs intérêts et les circonstances de l'opération.

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En cas de bornage judiciaire, des frais supplémentaires peuvent être exposés, notamment au titre :

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  • Des honoraires du géomètre-expert désigné par le tribunal ;

  • Des frais de procédure et de signification des actes ;

  • Des honoraires d'avocat lorsque les parties choisissent ou doivent être assistées ;

  • Des éventuelles investigations techniques complémentaires.

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La répartition définitive des frais de procédure dépend de la décision du tribunal et des circonstances du litige.

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Le juge peut notamment tenir compte du comportement des parties, particulièrement lorsqu'un refus injustifié a rendu nécessaire une procédure judiciaire.

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Il convient néanmoins de ne pas confondre les frais techniques du bornage, les dépens et les sommes éventuellement sollicitées au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

Peut-on contester un ancien bornage ou une borne déplacée ?

Lorsqu'un bornage amiable a été régulièrement accepté et signé par les propriétaires concernés, la limite fixée bénéficie d'une stabilité juridique importante.

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Il n'est donc pas possible de remettre librement en cause un accord de bornage définitif.

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Toutefois, il convient de vérifier la nature exacte des documents existants.

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Un simple plan établi unilatéralement, un relevé topographique ou un document cadastral ne présentent pas nécessairement la même portée qu'un procès-verbal de bornage contradictoire signé.

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Des difficultés peuvent également apparaître lorsqu'une borne a disparu ou semble avoir été déplacée.

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La disparition matérielle d'un repère ne signifie pas que la limite juridique a disparu ou qu'elle peut être librement modifiée.

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Il convient alors de rechercher le procès-verbal et le plan ayant fixé la limite, puis d'envisager les opérations techniques nécessaires à sa remise en place.

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Lorsque la modification d'une borne résulte d'un comportement volontaire et irrégulier, des recours particuliers peuvent également être envisagés.

Quelle différence entre bornage, empiètement et servitude de passage ?

Les différends entre propriétaires voisins peuvent concerner des situations matériellement proches, mais relevant de régimes juridiques distincts.

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Il est important de déterminer si le litige porte sur l'emplacement de la limite séparative, sur la propriété d'une portion de terrain ou sur l'exercice d'un droit particulier sur la parcelle voisine.

Bornage et empiètement : deux actions différentes

Le bornage vise à déterminer la ligne séparative entre deux propriétés privées contiguës.

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L'empiètement correspond à l'occupation sans droit d'une partie du terrain d'autrui, notamment par un mur, une clôture ou une construction.

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Ainsi, un bornage peut révéler qu'un ouvrage a été implanté au-delà de la limite de propriété.

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Toutefois, le bornage ne permet pas automatiquement d'obtenir la démolition de la construction empiétante.

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Une action distincte peut être nécessaire afin de faire cesser l'atteinte au droit de propriété.

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De même, lorsqu'un différend porte directement sur l'attribution de la propriété d'une bande de terrain, il peut nécessiter une action en revendication, distincte du bornage.

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Pour connaître les recours permettant d'obtenir la suppression d'un ouvrage irrégulier, consultez notre page consacrée à l'empiètement sur une propriété à Toulon.

Bornage et servitude de passage : quelles conséquences sur les limites de propriété ?

Une servitude de passage permet au propriétaire d'un terrain de bénéficier, dans les conditions prévues par un titre ou par la loi, d'un passage sur une propriété voisine.

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Elle n'entraîne pas nécessairement un transfert de propriété.

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Le bornage poursuit un objectif différent : déterminer la limite séparative entre les terrains.

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Il est donc possible qu'un chemin utilisé par plusieurs voisins se situe intégralement sur une seule propriété, tout en étant grevé d'une servitude de passage.

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Inversement, le simple fait qu'un chemin longe une limite cadastrale ne permet pas de déterminer les droits d'utilisation dont disposent les différents propriétaires.

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La détermination des limites peut être utile pour examiner les conditions d'exercice d'une servitude, mais elle ne suffit pas à résoudre tous les différends relatifs au passage.

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Pour approfondir ces questions, consultez notre page consacrée aux servitudes de passage et aux litiges entre propriétaires.

Pourquoi faire appel à un avocat en bornage de propriété à Toulon ?

Les litiges de bornage nécessitent souvent une analyse associant les titres de propriété, les documents fonciers anciens et les constatations techniques des géomètres-experts.

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Lorsqu'un voisin conteste la limite proposée, refuse de signer un procès-verbal ou revendique une partie du terrain, la difficulté peut dépasser la seule question de la matérialisation des limites.

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Maître Sofian GARA-ROMEO, avocat en droit immobilier à Toulon, accompagne les propriétaires confrontés à ces différends dans le cadre amiable comme judiciaire.

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Le cabinet intervient notamment pour :

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  • Examiner les titres de propriété et les actes anciens ;

  • Analyser les plans cadastraux, les documents d'arpentage et les procès-verbaux de bornage ;

  • Vérifier si une délimitation définitive a déjà été réalisée ;

  • Accompagner les démarches de bornage amiable ;

  • Examiner les propositions de délimitation établies par les géomètres-experts ;

  • Préparer les mises en demeure et les démarches préalables obligatoires ;

  • Engager une action en bornage judiciaire lorsque les conditions sont réunies ;

  • Assurer le suivi des opérations d'expertise et présenter les observations nécessaires ;

  • Défendre les propriétaires confrontés à une revendication foncière ou à une contestation des limites ;

  • Engager, lorsque cela est nécessaire, les actions distinctes destinées à faire cesser un empiètement ou à faire reconnaître un droit de propriété.

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Le cabinet intervient également pour défendre les propriétaires auxquels un voisin réclame un nouveau bornage, notamment lorsqu'une délimitation définitive a déjà été établie.

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Implanté à Toulon, le cabinet GARA-ROMEO Avocat accompagne les particuliers, propriétaires fonciers et professionnels dans l'ensemble du Var, notamment à Hyères, La Seyne-sur-Mer, Six-Fours-les-Plages, Sanary-sur-Mer, Bandol, Ollioules, La Garde, La Valette-du-Var, Cuers et Carqueiranne.

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Pour une présentation générale de ses domaines d'intervention, consultez également notre page dédiée au droit immobilier à Toulon.

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Votre voisin refuse un bornage amiable, conteste les limites de votre terrain ou revendique une partie de votre propriété ?

 

Contactez le cabinet GARA-ROMEO Avocat afin de faire examiner les documents fonciers et de déterminer les démarches permettant de défendre vos droits.

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