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Empiètement sur une propriété à Toulon : démolition, bornage et recours

Votre voisin a construit un mur, installé une clôture ou réalisé une extension qui dépasse sur votre terrain ? Vous découvrez qu'une terrasse, une toiture ou des fondations empiètent sur votre propriété ?

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L'empiètement constitue une atteinte au droit de propriété lorsqu'une construction ou un aménagement occupe, sans droit, une partie du terrain appartenant à autrui. Même limité à quelques centimètres, il peut justifier une action destinée à obtenir la suppression de l'ouvrage litigieux.

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Toutefois, avant d'engager un recours, il est essentiel de déterminer précisément les limites séparatives et de réunir les éléments permettant d'établir l'existence de l'empiètement.

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Les articles 544 et 545 du code civil protègent le droit de propriété et permettent, lorsque les conditions sont réunies, d'obtenir la cessation d'une occupation irrégulière.

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Le cabinet GARA-ROMEO Avocat, situé à Toulon, accompagne les propriétaires confrontés à des empiètements, à des conflits de limites séparatives et à des constructions réalisées sur leur terrain.

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Maître Sofian GARA-ROMEO intervient pour analyser les titres de propriété, déterminer les recours envisageables et engager les démarches amiables ou judiciaires nécessaires à la protection des droits de ses mandants.

Qu'est-ce qu'un empiètement sur une propriété privée ?

L'empiètement se caractérise lorsqu'un propriétaire réalise ou maintient un ouvrage qui occupe, sans droit, une partie de la propriété voisine.

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L'article 544 du code civil définit le droit de propriété, tandis que l'article 545 du même code consacre le principe selon lequel un propriétaire ne peut être contraint de céder son bien, sauf dans les conditions particulières prévues pour l'utilité publique.

 

La protection du droit de propriété concerne aussi bien les terrains bâtis que les parcelles non construites.

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Un empiètement peut ainsi être constitué indépendamment de l'importance de la surface occupée ou de l'existence d'un préjudice matériel immédiatement visible.

Mur, clôture, terrasse ou construction implantée sur le terrain voisin

Les empiètements peuvent résulter de différents ouvrages ou aménagements.

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Les situations fréquemment rencontrées concernent :

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  • Un mur de clôture construit au-delà de la limite séparative ;

  • Une terrasse ou une dalle en béton débordant sur le terrain voisin ;

  • Une extension de maison partiellement implantée sur une autre propriété ;

  • Des fondations ou ouvrages enterrés dépassant les limites du terrain ;

  • Un garage, un abri de jardin ou une annexe construits sur une parcelle voisine ;

  • Une toiture, une avancée de toit ou un balcon surplombant la propriété d'autrui ;

  • Certains aménagements extérieurs réalisés sans respecter les limites foncières.

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L'empiètement peut donc concerner non seulement la surface du sol, mais également le sous-sol ou le volume situé au-dessus de la propriété.

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Par exemple, une construction entièrement implantée sur le terrain de son propriétaire peut néanmoins présenter un empiètement lorsque son toit ou son balcon déborde sur la parcelle voisine.

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Il convient toutefois de vérifier que l'ouvrage litigieux n'est pas autorisé par un droit particulier ou par un titre opposable.

Quelle différence entre empiètement, mitoyenneté et occupation sans droit ?

L'empiètement doit être distingué d'autres situations juridiques susceptibles de concerner les limites entre propriétés voisines.

 

Un mur mitoyen relève d'un régime particulier de propriété commune, prévu notamment par les articles 653 et suivants du code civil.

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Son existence peut résulter des titres, des présomptions légales ou d'autres circonstances juridiquement pertinentes.

 

Il ne faut donc pas considérer automatiquement qu'un mur situé à proximité immédiate de la limite séparative constitue un empiètement.

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De même, un voisin peut bénéficier d'un droit particulier lui permettant d'utiliser une partie du terrain d'autrui, notamment en présence d'une servitude régulièrement constituée.

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Toutefois, l'existence d'une servitude ne lui permet pas nécessairement de construire librement sur le fonds servant.

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La qualification d'empiètement suppose donc d'établir à la fois la limite de propriété, l'occupation litigieuse et l'absence de droit autorisant celle-ci.

Comment prouver qu'un voisin empiète sur son terrain ?

La principale difficulté des litiges d'empiètement réside souvent dans la détermination exacte des limites séparatives.

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Lorsqu'une clôture ou un mur a été construit depuis plusieurs années, les propriétaires peuvent avoir des interprétations différentes de l'emplacement de la limite.

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Il est donc essentiel de réunir des éléments fonciers fiables avant de demander la suppression de l'ouvrage.

Les titres de propriété, les plans et les documents cadastraux

Les titres de propriété constituent un point de départ essentiel pour déterminer les droits des propriétaires concernés.

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Ils peuvent notamment contenir des descriptions de parcelles, des références à des plans anciens ou des stipulations relatives aux limites et aux servitudes.

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D'autres documents peuvent également être utiles :

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  • Les actes notariés d'acquisition ;

  • Les titres de propriété antérieurs ;

  • Les plans de division ou d'arpentage ;

  • Les procès-verbaux de bornage existants ;

  • Les plans établis par un géomètre-expert ;

  • Les documents annexés à des opérations de lotissement ;

  • Les photographies anciennes permettant de retracer l'évolution des lieux ;

  • Les constats de commissaire de justice relatifs à l'implantation des ouvrages.

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Le plan cadastral peut fournir des indications sur la configuration des parcelles, mais il ne suffit pas, à lui seul, à déterminer juridiquement et avec précision les limites séparatives entre deux propriétés.

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En cas de contestation, il convient donc de confronter les différents documents disponibles à la situation réelle des lieux.

Pourquoi faire intervenir un géomètre-expert pour établir l'empiètement ?

Le géomètre-expert joue un rôle essentiel dans les litiges relatifs aux limites de propriété.

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Son intervention peut permettre d'analyser les titres, de confronter les documents fonciers et de relever précisément l'implantation des ouvrages.

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Lorsque la limite est établie, des mesures techniques peuvent déterminer si une construction empiète sur la propriété voisine et, le cas échéant, dans quelles proportions.

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Par exemple, un relevé peut permettre d'établir qu'un mur dépasse de plusieurs centimètres ou qu'une construction occupe une superficie déterminée du terrain voisin.

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Il convient cependant de distinguer le relevé technique de l'opération juridique de bornage.

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Lorsque les limites sont contestées, un accord entre propriétaires ou une décision judiciaire peut être nécessaire pour les fixer.

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L'intervention d'un géomètre-expert ne dispense donc pas systématiquement d'une procédure judiciaire.

Faut-il engager un bornage avant de demander la suppression d'un empiètement ?

L'article 646 du code civil prévoit que chaque propriétaire peut demander le bornage de deux propriétés contiguës lorsque les conditions légales sont réunies.

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Le bornage permet de déterminer la limite séparative entre les terrains.

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Il peut être réalisé amiablement, avec l'accord des propriétaires, ou judiciairement lorsqu'aucune solution commune ne peut être trouvée.

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Lorsqu'un empiètement est suspecté, la détermination préalable de la limite peut s'avérer indispensable.

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Toutefois, un nouveau bornage n'est pas systématiquement nécessaire lorsque les limites ont déjà été valablement établies et que l'empiètement peut être prouvé.

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Il convient également de distinguer les objectifs des deux actions :

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  • L'action en bornage vise à déterminer la limite séparative entre des propriétés ;

  • L'action fondée sur l'empiètement vise à faire cesser l'occupation irrégulière d'un terrain ;

  • Une action en revendication peut être nécessaire lorsque le litige porte sur la propriété même d'une portion de terrain.

 

Pour approfondir ces distinctions, consultez notre page consacrée au bornage de propriété à Toulon.

Peut-on obtenir la démolition d'une construction qui empiète sur son terrain ?

Lorsqu'un empiètement est juridiquement établi, le propriétaire peut demander la cessation de l'atteinte portée à son droit de propriété.

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La jurisprudence de la Cour de cassation reconnaît une protection particulièrement forte à ce droit, y compris lorsque l'empiètement est limité.

Un empiètement de quelques centimètres peut-il justifier une démolition ?

Oui. Le caractère minime de l'empiètement ne suffit pas à empêcher le propriétaire d'en demander la suppression.

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La jurisprudence considère qu'un propriétaire est en droit de faire cesser un empiètement sur son fonds, indépendamment de l'importance de la surface occupée.

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La Cour de cassation l'a notamment rappelé dans un arrêt du 3 juillet 2025 (3e chambre civile, n° 23-12.925).

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Dans cette affaire, une extension de maison empiétait sur une parcelle voisine. La cour d'appel avait refusé d'ordonner sa démolition en considérant notamment qu'une telle mesure porterait une atteinte disproportionnée au domicile des occupants.

 

La Cour de cassation a censuré cette décision et rappelé la nécessité d'ordonner une mesure propre à faire cesser l'empiètement établi.

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Cette jurisprudence confirme que le droit de propriété ne peut pas être écarté au seul motif que la suppression de l'ouvrage aurait des conséquences importantes pour son propriétaire.

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Toutefois, les modalités concrètes de remise en état doivent être déterminées selon les caractéristiques techniques de la construction et l'étendue de l'empiètement.

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Il peut notamment être nécessaire de déterminer si la suppression de la seule partie empiétante est techniquement réalisable.

La bonne foi du voisin ou son permis de construire empêchent-ils la démolition ?

Un voisin peut soutenir qu'il ignorait l'emplacement exact de la limite séparative lorsqu'il a réalisé les travaux.

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Il peut également invoquer l'intervention d'un professionnel, l'ancienneté de la construction ou l'obtention d'un permis de construire.

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Toutefois, la bonne foi de l'auteur de l'empiètement ne suffit pas, à elle seule, à faire obstacle à une demande de suppression de l'ouvrage.

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De même, l'obtention d'une autorisation d'urbanisme ne confère pas le droit de construire sur une propriété appartenant à autrui.

Les autorisations administratives sont délivrées sous réserve des droits des tiers.

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Une construction peut donc respecter les règles d'urbanisme tout en portant atteinte au droit de propriété du voisin.

La question relève alors principalement du droit civil.

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Il convient néanmoins de vérifier l'ensemble des droits invoqués, notamment lorsqu'il existe un ancien accord, une servitude ou une contestation relative à la propriété de la surface occupée.

Peut-on remplacer la démolition par une indemnisation financière ?

Une solution amiable peut parfois permettre de régler un empiètement sans procéder à la démolition de la construction.

 

Les propriétaires peuvent notamment envisager :

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  • La modification de l'ouvrage afin de supprimer son dépassement ;

  • La cession d'une bande de terrain au propriétaire de la construction ;

  • La régularisation conventionnelle de la situation, lorsque celle-ci est juridiquement possible ;

  • La conclusion d'un accord prévoyant les conditions techniques et financières de la remise en état.

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Toutefois, le voisin ne peut pas imposer au propriétaire victime de l'empiètement une indemnité financière en contrepartie de l'occupation de son terrain.

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La régularisation suppose notamment l'accord du propriétaire concerné et le respect des formalités nécessaires.

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Lorsqu'une cession foncière est envisagée, il peut être nécessaire de faire intervenir un géomètre-expert et un notaire afin de modifier les limites et de formaliser le transfert de propriété.

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En l'absence d'accord, la protection du droit de propriété peut justifier une action judiciaire destinée à obtenir la suppression de l'empiètement.

Quels recours engager contre un voisin qui empiète sur sa propriété ?

Lorsqu'un empiètement est suspecté ou établi, plusieurs démarches peuvent être entreprises afin de défendre les droits du propriétaire.

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La stratégie dépend notamment de l'existence d'un bornage antérieur, des preuves disponibles, de la nature de la construction et de la position du voisin.

Mise en demeure et recherche d'une solution amiable

Lorsque les éléments disponibles permettent d'identifier une occupation irrégulière, une mise en demeure peut être adressée au propriétaire de l'ouvrage litigieux.

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Ce courrier permet notamment de rappeler les limites de propriété, d'exposer les constatations techniques et de solliciter la cessation de l'empiètement.

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Selon les circonstances, il peut être demandé au voisin de modifier l'ouvrage, de procéder à sa suppression ou de participer à une recherche de solution amiable.

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Une réunion contradictoire avec un géomètre-expert peut parfois permettre de lever les contestations relatives aux limites.

Lorsque les parties s'accordent sur une régularisation, les modalités doivent être suffisamment précises pour éviter de nouveaux différends.

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Il peut notamment être nécessaire de déterminer le tracé exact, les travaux envisagés, leurs délais d'exécution et la répartition des frais.

Expertise judiciaire et action devant le tribunal judiciaire

Lorsque les limites sont contestées ou que le voisin refuse de faire cesser l'empiètement, une procédure judiciaire peut être engagée.

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Selon les circonstances, une expertise judiciaire peut être sollicitée afin de disposer d'éléments techniques sur les limites, l'implantation de l'ouvrage et les solutions permettant de supprimer le dépassement.

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L'article 145 du code de procédure civile permet notamment de demander une mesure d'instruction avant tout procès lorsqu'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige.

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L'expertise peut notamment permettre :

  • D'examiner les titres et les plans disponibles ;

  • De procéder aux relevés nécessaires ;

  • De déterminer l'implantation exacte de la construction ;

  • D'identifier la partie de l'ouvrage susceptible d'empiéter ;

  • D'étudier les travaux techniquement envisageables pour faire cesser le dépassement ;

  • D'évaluer le coût des mesures de remise en état.

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L'expert apporte des éléments techniques, mais la détermination des droits de propriété et des conséquences juridiques relève du juge.

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Selon la situation, le tribunal peut être saisi d'une demande de suppression de l'empiètement, de remise en état ou de reconnaissance des droits fonciers.

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Lorsque les conditions légales sont réunies, une astreinte peut également être sollicitée afin de contraindre la partie condamnée à exécuter les mesures ordonnées.

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Par ailleurs, lorsqu'une action en bornage doit être engagée, il convient de vérifier l'obligation de tentative préalable de résolution amiable prévue par l'article 750-1 du code de procédure civile et les exceptions applicables.

Peut-on obtenir des dommages et intérêts en cas d'empiètement ?

La suppression de l'ouvrage litigieux n'exclut pas nécessairement une demande d'indemnisation.

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Lorsque l'empiètement a causé un préjudice distinct, le propriétaire peut envisager une action destinée à obtenir réparation, sous réserve d'établir les conditions de responsabilité applicables.

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Les préjudices susceptibles d'être invoqués peuvent notamment concerner :

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  • La privation de jouissance d'une partie du terrain ;

  • Les dégradations occasionnées à la propriété ;

  • Les frais nécessaires à certaines mesures de remise en état ;

  • Les conséquences financières d'une impossibilité d'utiliser ou d'aménager le terrain ;

  • Une perte de valeur immobilière suffisamment démontrée ;

  • D'autres préjudices directement liés à l'atteinte constatée.

 

Le montant des demandes doit être justifié par des éléments précis.

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La réparation financière ne se substitue pas automatiquement à la suppression de l'empiètement lorsque le propriétaire demande à recouvrer la pleine jouissance de son bien.

Un empiètement ancien peut-il être régularisé par prescription ?

L'ancienneté d'un mur, d'une clôture ou d'une construction peut soulever des difficultés particulières.

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Un voisin peut notamment soutenir qu'il occupe la surface litigieuse depuis plusieurs décennies et qu'il en est devenu propriétaire.

 

Il convient alors de distinguer l'imprescriptibilité du droit de propriété et les règles relatives à la prescription acquisitive.

Le voisin peut-il devenir propriétaire d'une partie du terrain après trente ans ?

L'article 2227 du code civil affirme le caractère imprescriptible du droit de propriété.

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Toutefois, l'article 2272 du même code prévoit qu'une propriété immobilière peut être acquise par prescription, notamment à l'issue d'une possession de trente ans lorsque les conditions légales sont réunies.

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L'article 2261 impose notamment que la possession soit continue, non interrompue, paisible, publique, non équivoque et exercée à titre de propriétaire.

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La seule ancienneté d'une construction ou d'une clôture ne suffit donc pas automatiquement à établir l'acquisition de la surface occupée par prescription.

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Il est nécessaire de démontrer une véritable possession répondant aux exigences légales.

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Une simple tolérance du propriétaire voisin ne permet pas, à elle seule, de fonder une prescription acquisitive.

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Par ailleurs, un délai abrégé de dix ans peut exister lorsque les conditions particulières de bonne foi et de juste titre prévues par l'article 2272 sont réunies.

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L'analyse dépend donc notamment des actes de propriété, de l'origine de l'occupation et des éléments permettant de caractériser la possession.

Comment défendre ses droits face à un empiètement ancien ?

Lorsqu'un voisin invoque la prescription acquisitive, une analyse approfondie des titres et de l'historique des parcelles peut être nécessaire.

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Il convient notamment de rechercher les circonstances dans lesquelles l'ouvrage a été édifié et la manière dont la surface a été utilisée.

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Les documents anciens, les correspondances entre propriétaires, les actes de vente et les éventuelles reconnaissances de propriété peuvent présenter un intérêt particulier.

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La qualification juridique de la possession doit être appréciée avant d'engager une action ou de répondre à une revendication foncière.

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Il convient également d'examiner les délais applicables aux demandes envisagées et les éventuels actes susceptibles d'avoir interrompu la prescription.

Quelle différence entre empiètement, servitude et trouble de voisinage ?

Les litiges de voisinage peuvent présenter des situations matériellement proches, mais relevant de régimes juridiques différents.

 

Il est essentiel de déterminer si le différend porte sur l'occupation d'une partie du terrain, l'exercice d'un droit de passage ou des nuisances provenant d'une propriété voisine.

Empiètement et servitude de passage : deux droits distincts

La servitude de passage permet, dans les conditions prévues par un titre ou par la loi, au propriétaire d'un terrain de bénéficier d'un passage sur une propriété voisine.

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Elle n'entraîne pas nécessairement un transfert de propriété.

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L'empiètement correspond, quant à lui, à une occupation matérielle irrégulière d'une partie du fonds voisin.

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Un propriétaire peut ainsi disposer d'une servitude de passage sans avoir le droit de construire un mur, d'élargir librement le chemin ou de réaliser des aménagements excédant les droits qui lui ont été accordés.

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Inversement, le simple fait d'utiliser un chemin appartenant au voisin ne constitue pas nécessairement un empiètement de construction.

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Le différend peut relever d'une contestation relative à l'existence ou à l'exercice d'une servitude.

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Pour approfondir ces questions, consultez notre page consacrée aux servitudes de passage et au droit de propriété.

Empiètement ou trouble anormal de voisinage : quels recours ?

L'empiètement porte directement atteinte à l'étendue du droit de propriété.

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Le trouble anormal de voisinage concerne, quant à lui, une nuisance dépassant les inconvénients normalement supportables entre voisins.

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Par exemple, une construction peut entraîner une perte importante d'ensoleillement sans occuper matériellement la propriété voisine.

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Dans cette situation, la question peut relever de la responsabilité pour trouble anormal de voisinage, sous réserve des conditions légales.

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En revanche, lorsqu'une partie de la construction dépasse effectivement sur le terrain voisin, une action fondée sur l'atteinte au droit de propriété peut être envisagée.

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Les deux fondements peuvent également être invoqués lorsqu'ils répondent à des préjudices ou à des atteintes juridiquement distincts.

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Pour les litiges relatifs aux nuisances, à la végétation et aux atteintes à la jouissance d'un bien, consultez notre page consacrée aux troubles anormaux de voisinage à Toulon.

Pourquoi faire appel à un avocat en empiètement et droit de propriété à Toulon ?

Les litiges relatifs aux empiètements nécessitent une analyse précise des titres fonciers, des limites séparatives et des droits des propriétaires concernés.

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La présence d'actes anciens, de bornages contestés ou de constructions réalisées depuis plusieurs décennies peut rendre la détermination des droits particulièrement complexe.

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Maître Sofian GARA-ROMEO, avocat en droit immobilier à Toulon, accompagne les propriétaires confrontés à des empiètements, qu'ils souhaitent obtenir la suppression d'un ouvrage irrégulier ou défendre la légalité d'une construction contestée.

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Le cabinet intervient notamment pour :

  • Examiner les titres de propriété et les documents fonciers ;

  • Analyser les procès-verbaux de bornage et les plans établis par les géomètres-experts ;

  • Vérifier l'existence et l'étendue d'un empiètement ;

  • Déterminer les droits résultant d'une éventuelle servitude ou mitoyenneté ;

  • Examiner les revendications fondées sur la prescription acquisitive ;

  • Préparer les mises en demeure et rechercher une solution amiable ;

  • Engager les procédures de bornage, de revendication ou de suppression d'un empiètement ;

  • Solliciter une expertise judiciaire lorsque les circonstances le justifient ;

  • Demander la remise en état des lieux et, lorsque les conditions sont réunies, l'indemnisation des préjudices subis.

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Le cabinet intervient également pour défendre les propriétaires mis en cause à raison d'un empiètement prétendu, notamment lorsque la limite séparative, l'existence de l'occupation ou les droits revendiqués par le voisin sont contestés.

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Implanté à Toulon, le cabinet GARA-ROMEO Avocat accompagne les particuliers, propriétaires fonciers et professionnels dans l'ensemble du Var, notamment à Hyères, La Seyne-sur-Mer, Six-Fours-les-Plages, Sanary-sur-Mer, Bandol, Ollioules, La Garde, La Valette-du-Var et Cuers.

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Votre voisin a construit sur votre terrain, refuse de déplacer une clôture ou conteste les limites de votre propriété ? Vous êtes vous-même mis en cause pour un empiètement ?

 

Contactez le cabinet GARA-ROMEO Avocat afin de faire examiner vos titres de propriété et de déterminer les recours envisageables pour défendre vos droits.

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