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Servitude de passage à Toulon : droits et recours en cas de litige

Votre voisin refuse de vous laisser passer sur son terrain, bloque un chemin d'accès ou revendique un droit de passage sur votre propriété ?

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Les litiges relatifs aux servitudes de passage sont fréquents entre propriétaires, notamment lorsqu'un terrain ne dispose pas d'un accès suffisant à la voie publique, qu'une servitude ancienne est contestée ou que ses modalités d'utilisation deviennent source de conflit.

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La détermination des droits de chacun nécessite une analyse précise des titres de propriété, des actes notariés, de la configuration des parcelles et des dispositions du code civil.

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Le cabinet GARA-ROMEO Avocat, situé à Toulon, accompagne les propriétaires confrontés à des différends relatifs aux servitudes de passage, aux terrains enclavés et aux atteintes au droit de propriété.

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Maître Sofian GARA-ROMEO intervient pour faire reconnaître ou contester l'existence d'une servitude, déterminer les modalités d'exercice d'un droit de passage et engager les recours nécessaires à la protection des intérêts de ses mandants.

Qu'est-ce qu'une servitude de passage et comment établir son existence ?

L'article 637 du code civil définit la servitude comme une charge imposée à un terrain pour l'usage et l'utilité d'un autre terrain appartenant à un propriétaire différent.

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En matière de passage, cette charge permet au propriétaire d'un fonds, appelé fonds dominant, d'emprunter une partie d'un terrain voisin, appelé fonds servant, afin d'accéder à sa propriété.

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La servitude est attachée aux terrains et non à leurs propriétaires. Elle se transmet donc, en principe, lors de la vente des biens concernés.

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Toutefois, le seul fait d'utiliser depuis plusieurs années un chemin situé sur la propriété voisine ne suffit pas nécessairement à établir l'existence d'une servitude.

La servitude conventionnelle prévue dans un acte notarié

Une servitude conventionnelle résulte d'un accord entre propriétaires, généralement formalisé dans un acte notarié.

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Cet acte peut notamment préciser le tracé du passage, sa largeur, les conditions de circulation, les droits d'accès des véhicules ou encore la répartition des frais d'entretien.

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Lorsque la servitude est clairement définie, son exercice doit respecter les stipulations du titre constitutif.

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Les difficultés apparaissent notamment lorsque les actes sont anciens, que les parcelles ont été divisées ou que les conditions d'utilisation du passage ont évolué.

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Une servitude peut également être mentionnée dans les actes de propriété successifs sans que son origine ou son assiette soient clairement identifiées.

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L'analyse des actes anciens, de leur chaîne de transmission et de l'opposabilité du droit revendiqué est alors déterminante.

Quelle différence entre une servitude et une simple tolérance de passage ?

Un propriétaire peut autoriser son voisin à emprunter ponctuellement son terrain sans pour autant constituer une véritable servitude.

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Cette autorisation peut relever d'une simple tolérance, susceptible d'être remise en cause dans les conditions applicables.

 

La distinction est essentielle : une utilisation ancienne ou répétée ne confère pas automatiquement un droit réel de passage sur le terrain voisin.

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De même, un chemin matérialisé sur un plan cadastral ne prouve pas, à lui seul, l'existence d'une servitude.

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Il convient également de distinguer la servitude de passage du chemin d'exploitation, régi par l'article L.162-1 du code rural et de la pêche maritime.

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Les chemins d'exploitation servent exclusivement à la communication entre plusieurs fonds ou à leur exploitation. Leur régime de propriété et d'utilisation est distinct de celui des servitudes de passage.

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La qualification juridique du chemin doit donc être vérifiée avant de revendiquer ou de contester un droit d'accès.

Peut-on acquérir une servitude de passage après trente ans d'utilisation ?

Contrairement à une idée répandue, le simple usage d'un passage pendant trente ans ne permet pas, en principe, d'acquérir une servitude conventionnelle de passage par prescription.

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La servitude de passage constitue une servitude discontinue, soumise aux règles de l'article 691 du code civil.

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Il convient toutefois de distinguer cette règle de celle prévue par l'article 685 du code civil pour les servitudes légales liées à l'enclave.

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Ce dernier texte permet, lorsque le droit légal de passage existe, de déterminer son assiette et ses modalités d'exercice par trente ans d'usage continu.

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Ainsi, l'ancienneté de l'utilisation d'un chemin ne suffit pas à elle seule à établir un droit de passage : encore faut-il identifier le fondement juridique de la servitude invoquée.

Terrain enclavé : quand peut-on obtenir un droit de passage chez son voisin ?

Un propriétaire peut, dans certaines circonstances, obtenir un droit de passage sur le terrain voisin lorsqu'il ne dispose pas d'un accès suffisant à la voie publique.

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L'article 682 du code civil prévoit cette possibilité lorsque le fonds est enclavé et qu'un passage est nécessaire pour assurer sa desserte.

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Le droit de passage pour cause d'enclave constitue une servitude légale, dont les conditions diffèrent de celles d'une servitude librement consentie entre propriétaires.

Comment déterminer si un terrain est réellement enclavé ?

Un terrain est enclavé lorsqu'il ne dispose d'aucune issue sur la voie publique ou que son accès est insuffisant au regard des besoins reconnus par l'article 682 du code civil.

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L'état d'enclave ne se limite donc pas à l'absence totale de chemin.

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Un accès existant peut être considéré comme insuffisant lorsque ses caractéristiques ne permettent pas une desserte adaptée aux besoins juridiquement reconnus du fonds.

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L'appréciation dépend notamment de la destination du terrain, de sa configuration et des possibilités concrètes d'accès.

 

En revanche, la simple volonté de disposer d'un passage plus pratique ou plus court ne suffit pas nécessairement à caractériser une situation d'enclave.

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Il convient également de vérifier si un accès suffisant peut être aménagé sur la propriété elle-même.

Lorsque l'état d'enclave est contesté, une analyse des lieux et des documents fonciers peut être nécessaire.

Comment déterminer le tracé, la largeur et l'indemnité du passage ?

Les articles 682 et 683 du code civil encadrent la détermination du passage nécessaire au désenclavement.

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En principe, le passage doit être recherché du côté où le trajet entre le fonds enclavé et la voie publique est le plus court.

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Toutefois, il doit également être établi à l'endroit le moins dommageable pour le propriétaire du fonds servant.

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Ces critères nécessitent une appréciation concrète de la configuration des lieux.

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Le tracé peut notamment être discuté en fonction de la topographie, de la présence de constructions, des possibilités de circulation et des conséquences pour la propriété traversée.

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La largeur du passage doit être adaptée aux besoins de desserte du fonds, sans imposer au propriétaire voisin une charge injustifiée.

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Par ailleurs, l'article 682 prévoit une indemnité proportionnée au dommage occasionné au propriétaire du fonds servant.

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Cette indemnité ne correspond pas nécessairement à la valeur de la surface utilisée. Elle doit tenir compte du préjudice effectivement occasionné par le passage.

Quelles règles lorsque l'enclave résulte d'une division de propriété ?

L'article 684 du code civil prévoit une règle particulière lorsque l'état d'enclave résulte de la division d'un terrain à la suite d'une vente, d'un partage, d'un échange ou d'un autre contrat.

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Dans cette situation, le passage doit en principe être recherché sur les terrains issus de cette division.

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Ce n'est que lorsqu'un passage suffisant ne peut pas être établi sur ces fonds que les dispositions générales de l'article 682 peuvent retrouver à s'appliquer.

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Cette règle revêt une importance particulière dans les litiges portant sur des propriétés familiales divisées, des parcelles détachées ou des opérations de division foncière.

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L'examen de l'origine des parcelles et des actes successifs peut ainsi permettre de contester un passage revendiqué sur un terrain qui n'est pas légalement tenu de le supporter.

Quels sont les droits et obligations des propriétaires concernés par une servitude ?

L'existence d'une servitude de passage ne permet pas à son bénéficiaire d'utiliser librement le terrain voisin.

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Les droits du propriétaire du fonds dominant doivent être conciliés avec ceux du propriétaire du fonds servant.

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Les conditions d'utilisation du passage dépendent notamment du titre constitutif, du fondement de la servitude et des règles prévues par les articles 697 à 702 du code civil.

Le voisin peut-il élargir le passage ou l'utiliser avec davantage de véhicules ?

L'article 702 du code civil interdit au bénéficiaire d'une servitude conventionnelle d'en modifier l'exercice d'une manière qui aggrave la condition du fonds servant.

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Les conflits peuvent notamment apparaître lorsqu'un passage initialement destiné à la desserte d'une habitation est utilisé dans des conditions nouvelles.

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Il peut s'agir d'une augmentation importante du trafic, du passage d'engins lourds, d'une modification de l'utilisation du terrain ou de travaux destinés à élargir le chemin.

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Toutefois, toute évolution de l'utilisation d'une propriété ne constitue pas automatiquement une aggravation illicite de la servitude.

L'appréciation dépend des termes du titre, de la destination du fonds et de la nature des modifications envisagées.

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Une analyse juridique est donc nécessaire avant de demander l'interdiction d'un usage ou, à l'inverse, de revendiquer un élargissement du passage.

Peut-on installer un portail ou bloquer un chemin grevé d'une servitude ?

L'article 701 du code civil interdit au propriétaire du fonds servant d'accomplir des actes qui diminuent l'usage de la servitude ou en rendent l'exercice plus difficile.

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Il ne peut donc pas, en principe, faire obstacle à un droit de passage régulièrement établi.

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Les litiges concernent fréquemment la pose d'une clôture, l'installation d'un portail fermé à clé, le stationnement de véhicules sur le chemin ou la mise en place d'obstacles matériels.

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L'installation d'un portail n'est toutefois pas systématiquement interdite. Sa licéité dépend notamment des conditions concrètes d'exercice du passage et de la possibilité pour le bénéficiaire de continuer à accéder normalement à sa propriété.

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Lorsque l'accès est effectivement entravé, une action peut être envisagée pour obtenir la suppression de l'obstacle ou les mesures nécessaires au rétablissement du passage.

Qui doit entretenir et réparer un chemin privé grevé d'une servitude ?

Les articles 697 et 698 du code civil prévoient que le bénéficiaire d'une servitude peut réaliser les ouvrages nécessaires à son utilisation et à sa conservation.

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En principe, les frais correspondants lui incombent, sauf stipulation contraire du titre constitutif.

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Toutefois, lorsque plusieurs propriétaires utilisent le même chemin, la répartition des dépenses peut nécessiter une analyse particulière, notamment en fonction des conventions existantes et de l'utilisation effective du passage.

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Les différends portent fréquemment sur la réfection du revêtement, le drainage, l'entretien de la végétation ou la remise en état après le passage de véhicules lourds.

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Il convient de distinguer les travaux nécessaires à l'exercice de la servitude des améliorations destinées à répondre à des besoins nouveaux.

Peut-on contester, modifier ou faire supprimer une servitude de passage ?

Une servitude de passage n'est pas nécessairement définitive dans toutes ses modalités.

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Selon son origine et les circonstances, son existence peut être contestée, son exercice modifié ou son extinction reconnue.

Ces demandes doivent toutefois reposer sur des fondements juridiques précis.

Comment contester une servitude revendiquée par un voisin ?

Lorsqu'un voisin affirme bénéficier d'un droit de passage, il convient de vérifier la réalité et l'étendue du droit invoqué.

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L'analyse porte notamment sur les titres de propriété, les actes anciens, les éventuelles conventions, la configuration des parcelles et l'existence d'un état d'enclave.

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En l'absence de droit de passage établi, le propriétaire peut envisager une action négatoire de servitude afin de faire constater que son terrain n'est pas grevé de la charge revendiquée.

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Lorsque la difficulté concerne les limites séparatives ou l'emplacement du chemin, l'intervention d'un géomètre-expert peut également être nécessaire.

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Il convient cependant de distinguer le bornage, qui permet de déterminer les limites des propriétés, de la reconnaissance d'une servitude, qui relève d'une question juridique distincte.

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Pour approfondir cette problématique, consultez notre page consacrée au bornage de propriété à Toulon.

Dans quels cas une servitude peut-elle être déplacée ou supprimée ?

Le propriétaire du fonds servant ne peut pas librement déplacer une servitude conventionnelle.

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L'article 701 du code civil prévoit toutefois certaines situations dans lesquelles il peut proposer un autre emplacement, notamment lorsque le tracé initial est devenu plus contraignant ou empêche des réparations avantageuses, à condition que le nouvel emplacement soit aussi commode pour le bénéficiaire.

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La suppression d'une servitude dépend également de son origine.

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Pour les servitudes conventionnelles, l'article 706 du code civil prévoit notamment une extinction par non-usage pendant trente ans.

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En matière de servitude légale pour cause d'enclave, l'article 685-1 permet au propriétaire du fonds servant d'invoquer l'extinction du passage lorsque l'enclave a cessé.

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À défaut d'accord entre les parties, cette disparition doit être constatée judiciairement.

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Il est donc important de distinguer la servitude conventionnelle de celle résultant de l'état d'enclave, les conditions de leur extinction n'étant pas identiques.

Comment résoudre un litige de servitude de passage ou de droit de propriété ?

Les conflits relatifs aux servitudes nécessitent souvent de confronter les droits résultant des actes de propriété à la situation réelle des lieux.

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Une solution amiable peut parfois permettre de préciser les conditions d'utilisation d'un passage et d'éviter une procédure judiciaire.

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Lorsque les droits des propriétaires sont contestés, l'intervention du tribunal peut néanmoins s'avérer nécessaire.

Quels documents réunir pour prouver ou contester un droit de passage ?

La constitution du dossier repose principalement sur l'analyse des documents fonciers et des éléments permettant d'établir l'utilisation du passage.

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Il peut notamment être utile de réunir :

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  • Les titres de propriété des parcelles concernées ;

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  • Les actes notariés contenant les éventuelles conventions de servitude ;

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  • Les plans cadastraux et documents d'arpentage ;

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  • Les procès-verbaux de bornage et plans établis par un géomètre-expert ;

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  • Les actes anciens relatifs aux divisions de propriété ;

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  • Les photographies et constats des obstacles ou modifications du chemin ;

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  • Les échanges avec les propriétaires voisins ;

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  • Les documents permettant d'établir les conditions et l'ancienneté de l'utilisation du passage.

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Le plan cadastral constitue un élément d'information utile, mais ne suffit pas, à lui seul, à établir les limites juridiques des propriétés ni l'existence d'une servitude.

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Selon les difficultés rencontrées, une analyse technique peut être nécessaire pour déterminer l'emplacement du chemin, ses dimensions ou les possibilités d'accès à la voie publique.

Quels recours devant le tribunal judiciaire ?

Lorsque les démarches amiables n'aboutissent pas, une action peut être engagée devant le tribunal judiciaire compétent.

 

Selon la situation, les demandes peuvent notamment tendre à :

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  • Faire reconnaître l'existence d'un droit de passage ;

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  • Faire constater l'absence de servitude sur une propriété ;

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  • Déterminer l'assiette et les modalités d'exercice du passage ;

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  • Obtenir la suppression d'un portail, d'une clôture ou d'un obstacle irrégulier ;

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  • Faire cesser une utilisation abusive du chemin ;

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  • Faire constater l'extinction d'une servitude ;

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  • Obtenir l'indemnisation des préjudices subis.

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Lorsque la configuration des lieux ou les possibilités d'accès sont contestées, une expertise judiciaire peut également être sollicitée afin d'apporter au tribunal les éléments techniques nécessaires à la résolution du différend.

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Dans certaines situations, une procédure en référé peut être envisagée pour faire cesser une atteinte manifeste à un droit de passage ou obtenir une mesure d'instruction.

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Le choix de la procédure dépend de l'urgence, des contestations soulevées et de la nature des demandes.

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Lorsque le différend concerne plus largement des nuisances ou des atteintes à la jouissance du bien immobilier, d'autres fondements peuvent être envisagés.

 

Découvrez également notre page consacrée aux troubles anormaux du voisinage à Toulon.

Pourquoi faire appel à un avocat en servitude de passage à Toulon ?

Les litiges relatifs aux servitudes de passage soulèvent des difficultés qui concernent à la fois le droit de propriété, l'interprétation des actes notariés et la configuration des terrains.

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La détermination de l'existence d'une servitude, de son assiette ou de ses modalités d'exercice peut nécessiter l'examen d'actes anciens, de divisions parcellaires ou de documents techniques.

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Maître Sofian GARA-ROMEO, avocat en droit immobilier à Toulon, accompagne les propriétaires confrontés à ces difficultés, qu'ils souhaitent faire reconnaître un droit de passage ou s'opposer à une servitude revendiquée sur leur terrain.

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Le cabinet intervient notamment pour :

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  • Analyser les titres de propriété et les conventions de servitude ;

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  • Déterminer l'existence et l'étendue d'un droit de passage ;

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  • Examiner les situations d'enclave et les conséquences d'une division parcellaire ;

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  • Contester un passage dépourvu de fondement juridique ;

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  • Faire cesser les obstacles ou les utilisations abusives ;

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  • Négocier les modalités d'exercice ou de modification d'une servitude ;

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  • Engager une procédure judiciaire pour faire reconnaître, modifier ou supprimer un droit de passage ;

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  • Solliciter, lorsque les conditions sont réunies, l'indemnisation des préjudices subis.

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Le cabinet intervient également dans les différends portant sur d'autres servitudes de droit privé, notamment les servitudes de vue, de réseaux ou d'écoulement des eaux, ainsi que dans les contentieux relatifs aux limites séparatives et aux atteintes au droit de propriété.

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Les servitudes d'utilité publique et les contraintes administratives affectant les terrains relèvent de problématiques distinctes, présentées dans notre page consacrée aux servitudes d'urbanisme à Toulon.

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Implanté à Toulon, le cabinet GARA-ROMEO Avocat accompagne les propriétaires dans l'ensemble du Var, notamment à Hyères, La Seyne-sur-Mer, Six-Fours-les-Plages, Sanary-sur-Mer, Bandol, Ollioules, La Garde, La Valette-du-Var et Cuers.

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Votre voisin bloque un passage, revendique une servitude sur votre terrain ou conteste votre droit d'accès ?

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Contactez le cabinet GARA-ROMEO Avocat afin de faire examiner vos titres de propriété et de déterminer les recours envisageables pour préserver vos droits.

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