
Division parcellaire à Toulon : règles d'urbanisme, lotissement et recours
Vous souhaitez diviser votre terrain pour vendre une parcelle, construire une seconde maison ou transmettre une partie de votre propriété ? Vous envisagez de détacher un lot constructible, mais vous ignorez si une déclaration préalable ou un permis d'aménager est nécessaire ?
À Toulon et dans le Var, la division parcellaire constitue une opération immobilière fréquente, mais elle doit respecter des règles d'urbanisme et de droit de propriété parfois complexes.
La division d'un terrain peut notamment soulever des difficultés concernant la constructibilité des nouvelles parcelles, les conditions d'accès, la desserte par les réseaux, les servitudes de passage ou les restrictions imposées par le plan local d'urbanisme (PLU).
Selon les caractéristiques du projet, l'opération peut également relever de la réglementation des lotissements et nécessiter une autorisation administrative.
Le simple fait de posséder un terrain suffisamment grand ne garantit pas qu'il puisse être divisé pour accueillir une nouvelle construction.
Une division mal préparée peut entraîner une opposition à déclaration préalable, un refus de permis d'aménager, l'impossibilité de construire sur le lot détaché ou des difficultés lors de sa vente.
Des litiges peuvent également apparaître entre propriétaires voisins, notamment lorsque la division implique la création d'un nouvel accès ou l'utilisation d'une servitude de passage.
Il convient donc de vérifier la faisabilité juridique de l'opération avant de faire établir les documents de division ou de s'engager dans une transaction immobilière.
Le cabinet GARA-ROMEO Avocat, situé à Toulon, accompagne les propriétaires, acquéreurs et porteurs de projets dans l'analyse des règles applicables aux divisions parcellaires et aux opérations de lotissement.
Maître Sofian GARA-ROMEO intervient notamment pour examiner les contraintes du PLU, analyser les autorisations nécessaires, vérifier les servitudes et étudier les recours contre les décisions administratives faisant obstacle à un projet de division.
Qu'est-ce qu'une division parcellaire et dans quels cas constitue-t-elle un lotissement ?
La division parcellaire consiste à détacher une ou plusieurs parties d'une propriété foncière afin de créer des terrains distincts.
Elle peut notamment intervenir dans le cadre d'une vente immobilière, d'une succession, d'un partage familial ou d'un projet de construction.
Toutefois, toutes les divisions foncières ne relèvent pas du même régime juridique.
Il convient notamment de distinguer la simple division d'un terrain de celle ayant pour objet la création de lots destinés à être bâtis.
Division d'un terrain en plusieurs parcelles : quelles possibilités ?
Un propriétaire peut souhaiter diviser son terrain pour différents motifs.
Les opérations les plus fréquentes concernent :
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Le détachement d'une parcelle destinée à être vendue ;
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La création d'un terrain à bâtir ;
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La construction d'une seconde maison sur une propriété existante ;
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La transmission d'une partie du terrain à un membre de la famille ;
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Le partage d'un bien immobilier entre plusieurs héritiers ;
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La création de plusieurs lots dans le cadre d'un projet immobilier ;
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Le rattachement d'une portion de terrain à une propriété voisine ;
-
L'organisation d'une opération de construction ou d'investissement.
Ces situations peuvent nécessiter des démarches différentes.
Par exemple, le détachement d'un terrain destiné à accueillir une habitation nouvelle ne relève pas nécessairement du même régime qu'une division destinée uniquement à répartir des propriétés déjà bâties.
Il convient donc d'identifier l'objet réel de l'opération avant de déterminer les formalités applicables.
Une division cadastrale ne suffit pas, à elle seule, à établir qu'un terrain est constructible ou qu'une opération est régulièrement autorisée.
Quand une division parcellaire devient-elle un lotissement ?
L'article L. 442-1 du code de l'urbanisme définit le lotissement comme la division en propriété ou en jouissance d'une unité foncière ou de plusieurs unités foncières contiguës ayant pour objet de créer un ou plusieurs lots destinés à être bâtis.
Contrairement à une idée répandue, un lotissement ne nécessite pas obligatoirement la création de nombreuses parcelles ou d'un ensemble de maisons.
Le détachement d'un seul terrain destiné à recevoir une construction peut suffire à caractériser une opération de lotissement.
Il convient notamment d'examiner :
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L'unité foncière concernée par la division ;
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Le nombre de lots destinés à être bâtis ;
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La destination des parcelles créées ;
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L'existence de constructions déjà présentes ;
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Les modalités de propriété ou de jouissance envisagées ;
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La création éventuelle de voies ou d'équipements communs ;
-
Les conditions dans lesquelles la division doit être réalisée.
La qualification de lotissement entraîne l'application de dispositions particulières du code de l'urbanisme.
Elle peut notamment imposer une déclaration préalable ou un permis d'aménager.
Quelles divisions de terrain ne constituent pas un lotissement ?
Certaines divisions foncières ne relèvent pas de la réglementation des lotissements.
L'article R. 442-1 du code de l'urbanisme prévoit plusieurs exclusions.
Il s'agit notamment, dans les conditions prévues par le texte :
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Du détachement d'un terrain supportant un bâtiment qui n'est pas destiné à être démoli ;
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Du détachement d'une parcelle en vue de son rattachement à une propriété contiguë ;
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De certaines divisions réalisées dans le cadre d'une opération d'aménagement ;
-
Des divisions effectuées conformément à un permis de construire valant division ;
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De certaines divisions réalisées au profit de personnes disposant déjà d'une autorisation de construire dans les conditions prévues par les textes.
Ces opérations ne sont pas soumises aux formalités applicables aux lotissements du seul fait de la division.
Toutefois, elles peuvent relever d'autres réglementations ou nécessiter des démarches foncières particulières.
L'article L. 115-3 du code de l'urbanisme prévoit notamment un contrôle particulier de certaines divisions foncières dans les secteurs délimités par une délibération municipale destinée à protéger les sites, les paysages et les milieux naturels.
L'absence de qualification de lotissement ne signifie donc pas nécessairement qu'aucune formalité ou restriction ne s'applique.
Division parcellaire : déclaration préalable ou permis d'aménager ?
La réalisation d'une division foncière destinée à créer des lots constructibles nécessite, en principe, le respect des formalités prévues pour les lotissements.
Selon les caractéristiques de l'opération, celle-ci peut relever d'une déclaration préalable ou d'un permis d'aménager.
La distinction dépend notamment de la création de voies, d'espaces ou d'équipements communs et des dispositions réglementaires applicables.
Dans quels cas une déclaration préalable suffit-elle pour diviser un terrain ?
L'article R. 421-23 du code de l'urbanisme soumet à déclaration préalable les lotissements qui ne relèvent pas des cas imposant un permis d'aménager.
Il peut notamment s'agir du détachement d'un terrain à bâtir ne nécessitant pas la réalisation de voies, d'espaces ou d'équipements communs à plusieurs lots destinés à être construits.
Par exemple, un propriétaire souhaite détacher une partie de son jardin pour créer un terrain destiné à accueillir une nouvelle maison.
Si l'opération ne prévoit pas d'équipements communs soumis au régime du permis d'aménager, une déclaration préalable peut être suffisante.
Le dossier doit permettre à l'administration d'examiner l'opération envisagée au regard des règles applicables.
Il convient notamment de vérifier :
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La délimitation du terrain d'origine ;
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Le périmètre de la division ;
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Le nombre et la destination des lots créés ;
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Les conditions d'accès ;
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Les éventuelles voies communes ;
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Les équipements nécessaires ;
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Les prescriptions du PLU ;
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Les protections particulières affectant le terrain.
La mairie peut s'opposer à la déclaration préalable lorsqu'elle constate une méconnaissance des règles applicables.
L'absence de travaux de construction immédiats ne dispense pas nécessairement d'une déclaration préalable lorsque la division a pour objet de créer un lot destiné à être bâti.
Quand faut-il obtenir un permis d'aménager pour une division parcellaire ?
L'article R. 421-19 du code de l'urbanisme prévoit notamment l'obligation d'obtenir un permis d'aménager pour les lotissements comportant la création ou l'aménagement de voies, d'espaces ou d'équipements communs à plusieurs lots destinés à être bâtis et propres au lotissement.
Les équipements pris en considération sont ceux dont la réalisation est à la charge du lotisseur.
Un permis d'aménager peut notamment être nécessaire lorsqu'une opération prévoit :
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La création d'une voie interne commune à plusieurs lots ;
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L'aménagement d'un accès collectif relevant de cette réglementation ;
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La réalisation d'espaces communs ;
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La création d'équipements communs propres au lotissement ;
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Des aménagements répondant aux critères prévus par les textes.
La qualification de l'opération doit toutefois être appréciée précisément.
Le simple fait que plusieurs parcelles utilisent une voie existante ne suffit pas nécessairement à caractériser la création d'un équipement commun imposant un permis d'aménager.
La nature des travaux projetés et les obligations pesant sur le lotisseur doivent être examinées.
La distinction entre déclaration préalable et permis d'aménager ne repose donc pas uniquement sur le nombre de terrains créés.
Quelles règles particulières s'appliquent aux divisions en 2026 ?
La réglementation des autorisations d'urbanisme a connu plusieurs évolutions récentes.
Le décret du 27 juillet 2026 a notamment modifié l'article R. 421-19 du code de l'urbanisme, avec des dispositions applicables aux demandes déposées à compter du 28 septembre 2026.
Il convient donc d'examiner la version des textes applicable à la date du dépôt de la demande.
Par ailleurs, depuis le 28 novembre 2025, l'article L. 442-1-3 du code de l'urbanisme prévoit une possibilité particulière de permis d'aménager portant sur des unités foncières non contiguës.
Cette possibilité est soumise à plusieurs conditions, notamment :
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Une demande présentée par un demandeur unique ;
-
Un projet constituant un ensemble unique et cohérent ;
-
Le respect d'une unité architecturale et paysagère.
Ces dispositions concernent des opérations particulières et ne modifient pas le principe selon lequel la qualification de chaque division doit être examinée au regard de son objet.
Il convient également de vérifier les prescriptions propres aux secteurs protégés, notamment lorsque les terrains se situent à proximité de monuments historiques ou dans un espace bénéficiant d'une protection environnementale.
La procédure applicable doit être déterminée au regard du projet concret et des dispositions en vigueur lors de la demande.
Peut-on diviser un terrain constructible au regard du PLU de Toulon ?
La constructibilité des parcelles constitue l'une des principales difficultés rencontrées lors d'une division foncière.
Un propriétaire peut disposer d'un terrain classé en zone urbaine sans que celui-ci puisse nécessairement être divisé pour accueillir plusieurs constructions.
Il est donc essentiel de vérifier les règles applicables aux nouvelles parcelles et aux constructions envisagées.
Quelles règles du PLU peuvent empêcher une division parcellaire ?
Le plan local d'urbanisme fixe notamment les conditions dans lesquelles les constructions peuvent être implantées sur les terrains.
Dans le cadre d'une division foncière, plusieurs dispositions peuvent faire obstacle au projet.
Il convient notamment de vérifier :
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Le classement du terrain dans le PLU ;
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Les règles d'implantation par rapport aux limites séparatives ;
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Les distances entre constructions ;
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La hauteur maximale autorisée ;
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L'emprise au sol ;
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Les obligations relatives aux espaces verts ;
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Les surfaces perméables ;
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Les conditions d'accès à la voie publique ;
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Les prescriptions relatives aux stationnements ;
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Les possibilités de raccordement aux réseaux ;
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Les éventuelles protections paysagères ou environnementales.
Ces règles peuvent rendre impossible la réalisation d'une construction sur une parcelle détachée.
Par exemple, un terrain présentant une superficie importante peut ne pas permettre la création d'un second lot constructible si les règles d'implantation ou les contraintes d'accès empêchent la réalisation du projet.
De même, une division peut rendre la construction existante non conforme à certaines règles d'implantation ou de stationnement.
La faisabilité d'une division ne doit donc pas être appréciée uniquement au regard de la superficie totale du terrain.
Pour approfondir ces questions, consultez notre page consacrée au PLU, aux terrains constructibles et aux servitudes d'urbanisme à Toulon.
Existe-t-il une superficie minimale pour diviser un terrain ?
Contrairement à une idée répandue, il n'existe pas de superficie minimale générale permettant de déterminer si un terrain peut être divisé.
Depuis la loi ALUR du 24 mars 2014, les règlements des PLU ne peuvent plus, en principe, imposer une superficie minimale des terrains constructibles selon l'ancien dispositif applicable avant cette réforme.
Toutefois, cette suppression ne signifie pas qu'un terrain de petite superficie peut automatiquement accueillir une construction.
Les règles d'urbanisme peuvent limiter indirectement les possibilités de division.
Par exemple, un projet peut être compromis par :
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Les distances à respecter par rapport aux limites séparatives ;
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L'emprise au sol autorisée ;
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Les obligations de stationnement ;
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Les exigences relatives aux espaces verts ;
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La configuration du terrain ;
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Les conditions d'accès ;
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Les contraintes d'assainissement ;
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Les risques naturels ;
-
Les protections particulières applicables.
Ainsi, une parcelle peut être juridiquement divisible sans présenter les caractéristiques nécessaires pour accueillir la construction envisagée.
Il convient donc de distinguer la possibilité de diviser une propriété de la constructibilité effective des terrains issus de cette division.
Comment apprécier les règles du PLU après la division d'un terrain ?
La division d'une unité foncière peut avoir des conséquences sur les modalités d'application des règles du PLU.
L'article R. 151-21 du code de l'urbanisme prévoit notamment des règles particulières d'appréciation des projets portant sur plusieurs bâtiments lorsque le terrain doit faire l'objet d'une division.
Dans les conditions fixées par ce texte, le projet peut être apprécié au regard de l'ensemble du terrain d'assiette, sauf dispositions
contraires du règlement du PLU.
Il convient notamment de vérifier :
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Le périmètre du projet ;
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La nature de l'opération de division ;
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Les règles du PLU applicables à l'ensemble foncier ;
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Les éventuelles dispositions contraires du règlement ;
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Les modalités de calcul de l'emprise au sol ;
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Les exigences d'implantation ;
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Les règles relatives aux espaces libres et aux stationnements.
La distinction peut être importante lorsqu'un propriétaire souhaite construire plusieurs bâtiments avant de diviser le terrain ou lorsqu'une division précède des constructions individuelles.
Il convient également d'examiner le régime du lotissement lorsqu'il est applicable.
L'article L. 442-14 du code de l'urbanisme prévoit notamment, sous certaines conditions, une protection contre l'application de dispositions d'urbanisme nouvelles pendant une période de cinq ans.
Cette protection dépend de la nature de l'autorisation obtenue et de son point de départ légal.
Elle ne dispense pas les projets de construction du respect des autres règles et autorisations applicables.
Division d'un terrain enclavé : accès, réseaux et servitudes de passage
La division d'une propriété peut entraîner la création d'un terrain ne disposant pas d'un accès direct à la voie publique.
Cette situation constitue une difficulté fréquente dans les projets de détachement de parcelles.
Il convient notamment de vérifier les conditions de desserte des nouveaux lots et les droits de passage nécessaires à leur utilisation.
Peut-on diviser un terrain sans accès direct à la voie publique ?
La création d'une parcelle dépourvue d'accès direct à la voie publique n'est pas nécessairement impossible.
Toutefois, son utilisation et sa constructibilité peuvent dépendre de l'existence d'un accès juridiquement établi et adapté au projet.
Il convient notamment de vérifier :
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L'existence d'un accès direct à la voie publique ;
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La largeur du passage disponible ;
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Les caractéristiques de la voie de desserte ;
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Les conditions de circulation des véhicules ;
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L'accessibilité des services de secours ;
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La possibilité de passage des véhicules de chantier ;
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L'existence d'une servitude conventionnelle ;
-
Les règles de desserte imposées par le PLU.
La présence d'un chemin ne garantit pas nécessairement l'existence d'un droit de passage.
Il peut notamment s'agir d'une simple tolérance accordée par un voisin, qui ne présente pas les mêmes garanties qu'une servitude juridiquement constituée.
Avant de détacher un terrain destiné à être bâti, il est donc essentiel de vérifier que son accès est matériellement suffisant et juridiquement sécurisé.
Quelle servitude de passage prévoir lors d'une division parcellaire ?
Lorsqu'une propriété est divisée en plusieurs terrains, il peut être nécessaire de prévoir une servitude de passage au profit d'une parcelle.
Cette servitude peut notamment permettre l'accès à la voie publique depuis le terrain détaché.
L'article 682 du code civil prévoit un droit de passage pour les fonds enclavés dans les conditions fixées par ce texte.
Toutefois, lorsqu'un enclavement résulte de la division d'une propriété, une disposition particulière doit être prise en considération.
L'article 684 du code civil prévoit que, lorsque l'enclave résulte notamment d'une vente ou d'un partage, le passage doit être recherché sur les terrains ayant fait l'objet de la division.
Ce n'est que lorsqu'un passage suffisant ne peut être établi sur ces terrains que le régime général de l'article 682 peut trouver à s'appliquer.
Il convient notamment d'examiner :
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Les titres de propriété ;
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Les actes de division ;
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Les éventuelles servitudes existantes ;
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Le tracé du passage envisagé ;
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Sa largeur ;
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Les conditions d'utilisation du chemin ;
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Les possibilités de raccordement aux réseaux ;
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Les modalités d'entretien ;
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Les éventuelles indemnités ;
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Les conséquences de l'accès sur les propriétés concernées.
La rédaction des actes revêt une importance particulière pour éviter les contestations ultérieures.
Pour approfondir ces questions, consultez notre page consacrée aux servitudes de passage et aux droits des propriétaires à Toulon.
Les réseaux d'eau, d'électricité et d'assainissement peuvent-ils bloquer une division ?
Les conditions de desserte des parcelles peuvent également compromettre la réalisation d'un projet.
La création d'un terrain destiné à accueillir une habitation nécessite notamment d'examiner les possibilités de raccordement aux équipements nécessaires.
Les difficultés peuvent concerner :
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L'alimentation en eau potable ;
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Le raccordement électrique ;
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L'assainissement collectif ;
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Les possibilités d'assainissement non collectif ;
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L'évacuation des eaux pluviales ;
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L'accès aux réseaux de télécommunication ;
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La nécessité de traverser une propriété voisine ;
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La création de servitudes de canalisation.
L'existence de réseaux à proximité du terrain ne signifie pas nécessairement que leur raccordement est techniquement ou juridiquement possible.
Des travaux peuvent être nécessaires et leur réalisation peut dépendre de droits de passage ou de servitudes particulières.
Il convient également de distinguer les équipements publics des installations privées.
Un projet de division doit donc être examiné au regard des possibilités réelles de desserte des nouvelles parcelles.
Bornage, cadastre et vente d'un terrain divisé : quelles précautions ?
La division parcellaire ne soulève pas uniquement des questions d'urbanisme.
Elle implique également des démarches foncières destinées à identifier les limites des terrains et à sécuriser les droits des propriétaires.
Ces opérations doivent être anticipées lorsque la division a pour objet la vente d'un lot à bâtir.
Faut-il faire intervenir un géomètre-expert pour diviser un terrain ?
L'intervention d'un géomètre-expert permet notamment de déterminer la configuration des parcelles et d'établir les documents nécessaires à la division foncière.
Selon les circonstances, ses missions peuvent comprendre :
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Le relevé des caractéristiques du terrain ;
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L'établissement d'un plan de division ;
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La détermination des surfaces ;
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L'identification des limites séparatives ;
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La réalisation d'un bornage ;
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L'établissement des documents cadastraux nécessaires ;
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L'analyse des accès ;
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L'identification des contraintes techniques ;
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La matérialisation des nouvelles limites.
Toutefois, les documents établis par le géomètre ne remplacent pas les autorisations d'urbanisme éventuellement nécessaires.
Il convient également de distinguer les aspects techniques de la division de l'analyse juridique des règles applicables au projet.
Une division matériellement réalisable peut demeurer juridiquement impossible lorsqu'elle méconnaît les règles d'urbanisme.
Quelle différence entre plan cadastral et bornage ?
Le plan cadastral permet principalement d'identifier les parcelles et leurs références cadastrales.
Il ne constitue pas, à lui seul, une preuve définitive de leurs limites de propriété.
Le bornage a pour objet de déterminer précisément la limite séparative entre deux propriétés contiguës.
L'article 646 du code civil prévoit que tout propriétaire peut obliger son voisin au bornage de leurs propriétés contiguës, les frais étant communs dans les conditions prévues par le texte.
Le bornage peut notamment être nécessaire avant :
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Le détachement d'une parcelle ;
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La vente d'un terrain à bâtir ;
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La création d'un accès ;
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La construction d'un mur séparatif ;
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L'implantation d'une nouvelle maison ;
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La réalisation d'une clôture ;
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La résolution d'un désaccord sur les limites de propriété.
L'article L. 115-4 du code de l'urbanisme impose également certaines mentions relatives au bornage dans les actes concernant des terrains destinés à la construction.
Pour les lots de lotissement, le régime applicable comporte des exigences particulières.
Pour approfondir ces questions, consultez notre page consacrée au bornage de terrain et aux litiges de limites de propriété à Toulon.
Peut-on vendre une parcelle avant d'avoir obtenu l'autorisation de division ?
Les conditions de vente dépendent notamment de la qualification de l'opération et de l'autorisation d'urbanisme nécessaire.
Lorsqu'une division constitue un lotissement soumis à permis d'aménager, l'article L. 442-4 du code de l'urbanisme interdit notamment de consentir une promesse de vente ou de location d'un terrain situé dans le lotissement et d'accepter un acompte
avant la délivrance du permis.
Les conditions de commercialisation sont différentes pour les lotissements soumis à déclaration préalable.
La vente doit néanmoins intervenir dans le respect des dispositions applicables.
Il convient notamment d'examiner :
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L'autorisation d'urbanisme nécessaire ;
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La date de délivrance de cette autorisation ;
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Les conditions de commercialisation des lots ;
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Les éventuels travaux d'aménagement à réaliser ;
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Les documents de bornage ;
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Les servitudes nécessaires ;
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Les règles du lotissement ;
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Les conditions suspensives prévues dans les actes ;
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Les obligations d'information à l'égard de l'acquéreur.
Une vente prématurée ou insuffisamment sécurisée peut entraîner des difficultés importantes.
L'obtention d'une autorisation de division ne garantit pas, à elle seule, qu'un permis de construire sera ensuite délivré pour le projet envisagé par l'acquéreur.
La constructibilité du lot doit donc être examinée indépendamment des formalités permettant sa création.
Refus de division parcellaire à Toulon : quels recours contre la mairie ?
Une demande de division peut faire l'objet d'une opposition à déclaration préalable ou d'un refus de permis d'aménager.
Ces décisions peuvent remettre en cause une opération immobilière et empêcher la vente de terrains destinés à être bâtis.
Toutefois, les motifs invoqués par l'administration peuvent parfois être contestés.
Pourquoi une mairie peut-elle refuser une division parcellaire ?
Une autorisation relative à une opération de division peut être refusée lorsque le projet méconnaît les règles d'urbanisme applicables.
Les difficultés peuvent notamment concerner :
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Une incompatibilité avec le PLU ;
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Une constructibilité insuffisante des lots destinés à être bâtis ;
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Des conditions d'accès inadaptées ;
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Une desserte insuffisante ;
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Des contraintes relatives aux réseaux ;
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Une atteinte à un espace protégé ;
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Une réglementation particulière liée au littoral ;
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Des prescriptions relatives aux risques naturels ;
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Des aménagements incompatibles avec les dispositions applicables.
Il convient toutefois de vérifier si les motifs invoqués relèvent effectivement du contrôle exercé par l'administration sur l'opération concernée.
Une division foncière et une demande de permis de construire ne portent pas nécessairement sur le même objet.
Par ailleurs, les servitudes de droit privé doivent être distinguées des prescriptions d'urbanisme opposables à l'opération.
Une opposition à déclaration préalable ou un refus de permis d'aménager doit donc être examiné au regard de la réglementation effectivement applicable à la division.
Comment contester une opposition à déclaration préalable ou un refus de permis d'aménager ?
Une décision administrative peut être contestée lorsqu'elle repose sur une erreur de droit, une erreur d'appréciation ou une méconnaissance des règles applicables.
L'analyse peut notamment porter sur :
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La qualification de l'opération ;
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La procédure d'autorisation retenue ;
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Le classement du terrain ;
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Les dispositions du PLU invoquées ;
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Les conditions d'accès et de desserte ;
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Les éventuelles servitudes d'utilité publique ;
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Les caractéristiques du projet ;
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La motivation de la décision ;
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Les erreurs matérielles ou juridiques affectant le refus.
Selon les circonstances, un recours administratif ou un recours devant le tribunal administratif peut être engagé.
Le délai de recours contentieux contre un refus régulièrement notifié est, en principe, de deux mois.
Depuis le 28 novembre 2025, l'article L. 600-12-2 du code de l'urbanisme prévoit des règles particulières pour les recours administratifs dirigés contre les décisions relatives aux autorisations d'urbanisme.
Le recours gracieux ou hiérarchique doit être introduit dans le délai d'un mois.
L'exercice de ce recours ne proroge plus le délai du recours contentieux.
Il est donc essentiel d'examiner rapidement la décision et les voies de contestation envisageables.
Pour approfondir les règles applicables, consultez notre page consacrée au refus de déclaration préalable et aux recours à Toulon.
Peut-on modifier un projet de division pour obtenir une autorisation ?
Dans certaines situations, une adaptation de l'opération peut permettre de répondre aux difficultés relevées par l'administration.
Il peut notamment être envisagé :
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De modifier les limites des lots ;
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De revoir l'implantation des accès ;
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De réduire le nombre de parcelles destinées à être bâties ;
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D'adapter la configuration des terrains ;
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De modifier certains équipements communs ;
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De prévoir une desserte différente ;
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De compléter ou de modifier les documents du projet.
Toutefois, ces adaptations ne permettent pas de contourner les interdictions résultant du PLU ou d'autres dispositions d'urbanisme.
Par exemple, le déplacement d'une limite parcellaire ne permet pas nécessairement de rendre constructible un terrain situé dans une zone où les constructions nouvelles sont interdites.
Il convient donc de déterminer si le refus résulte d'une difficulté pouvant être corrigée ou d'une interdiction légale faisant obstacle à l'opération.
Selon la situation, le dépôt d'un nouveau dossier ou la contestation de la décision initiale peut être envisagé.
Division parcellaire en zone littorale ou naturelle : quelles restrictions particulières ?
Dans le Var, certaines divisions foncières sont confrontées à des contraintes supplémentaires résultant de la situation géographique des terrains.
Ces difficultés concernent notamment les communes littorales, les zones naturelles et les secteurs exposés à des risques particuliers.
Peut-on diviser un terrain soumis à la loi Littoral ?
Les communes littorales sont soumises aux dispositions particulières des articles L. 121-1 et suivants du code de l'urbanisme.
Ces règles peuvent limiter les possibilités de création de nouveaux terrains destinés à être construits.
Il convient notamment de vérifier :
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La continuité avec les agglomérations et villages existants ;
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La situation du terrain dans un secteur déjà urbanisé ;
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L'application des restrictions propres aux espaces proches du rivage ;
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La présence éventuelle de la bande littorale des 100 mètres ;
-
L'existence d'espaces naturels remarquables ;
-
Les éventuelles coupures d'urbanisation ;
-
Les dispositions du PLU et du SCoT applicables.
Un terrain peut être suffisamment grand pour être divisé sans que les parcelles créées puissent accueillir de nouvelles constructions.
La division d'une propriété ne permet pas de rendre constructible un terrain soumis à une interdiction d'urbanisation.
Pour approfondir ces contraintes, consultez notre page consacrée à la loi Littoral et aux règles de construction dans le Var.
Peut-on diviser un terrain classé en zone agricole ou naturelle ?
Les terrains situés en zones agricoles ou naturelles font l'objet de règles particulières.
Une division foncière n'est pas nécessairement interdite du seul fait de ce classement.
Toutefois, la création de parcelles distinctes ne modifie pas les restrictions de construction applicables.
Un propriétaire peut ainsi être en mesure de procéder à une division patrimoniale sans pouvoir créer de nouveaux terrains constructibles.
Il convient notamment de distinguer :
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La division d'une propriété existante ;
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Le détachement d'un terrain déjà bâti ;
-
La création d'un lot destiné à recevoir une construction ;
-
Le partage d'un terrain agricole ;
-
La transmission d'une parcelle ;
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La réalisation de travaux sur un bâtiment existant.
Des règles particulières peuvent également résulter de protections environnementales, de risques naturels ou de dispositions propres aux espaces agricoles.
La division d'un terrain agricole ou naturel ne lui confère pas une nouvelle constructibilité.
Les possibilités de construction doivent être examinées indépendamment de la création de nouvelles parcelles.
Un voisin peut-il contester une division parcellaire ?
La division d'une propriété peut susciter des contestations de voisinage.
Ces difficultés concernent notamment les nouveaux accès, les servitudes de passage, la délimitation des parcelles et les projets de construction envisagés.
Toutefois, il convient de distinguer les litiges relevant du droit de l'urbanisme de ceux concernant les droits privés des propriétaires.
Dans quels cas un voisin peut-il contester une autorisation de division ?
Une autorisation d'urbanisme relative à une division foncière peut, dans certaines conditions, faire l'objet d'un recours.
Le voisin doit notamment justifier d'un intérêt à agir dans les conditions prévues par le code de l'urbanisme.
La contestation peut notamment porter sur :
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Les conditions d'accès au terrain ;
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La création d'une voie nouvelle ;
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La desserte des parcelles ;
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Les travaux d'aménagement prévus ;
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Une méconnaissance du PLU ;
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Des protections environnementales ;
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Des contraintes particulières d'urbanisme.
Toutefois, l'intérêt à agir doit être apprécié en fonction des conséquences propres à l'autorisation contestée.
La seule opposition à une future construction ne suffit pas nécessairement à justifier un recours contre l'autorisation de division elle-même.
Il convient également de distinguer la contestation de la division de celle portant sur un permis de construire ultérieurement délivré.
Pour approfondir ces questions, consultez notre page consacrée au recours d'un voisin contre un permis de construire.
Quels litiges civils peuvent résulter de la division d'une propriété ?
La création de nouvelles parcelles peut également entraîner des conflits entre propriétaires.
Les litiges les plus fréquents concernent :
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La délimitation des terrains ;
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Le bornage des nouvelles propriétés ;
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L'existence ou l'étendue d'une servitude de passage ;
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L'utilisation d'un chemin privé ;
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Les conditions d'entretien d'une voie commune ;
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La création ou l'utilisation de canalisations ;
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L'écoulement des eaux pluviales ;
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Les empiètements ;
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Les nuisances résultant de certains aménagements.
Ces différends relèvent principalement du droit de propriété et des règles du code civil.
Ils peuvent nécessiter l'analyse des actes notariés, des plans de division, des procès-verbaux de bornage et des servitudes existantes.
Dans certains dossiers, une expertise technique peut également être utile pour déterminer la configuration des lieux ou les conséquences des aménagements.
La délivrance d'une autorisation d'urbanisme ne règle pas, à elle seule, les éventuels différends de droit privé entre propriétaires.
Selon la nature du litige, une action devant le tribunal judiciaire peut être nécessaire.
Pourquoi choisir un avocat pour une division parcellaire à Toulon ?
La division d'un terrain peut soulever des difficultés importantes en matière de constructibilité, d'autorisations d'urbanisme et de droits de propriété.
Un projet peut être compromis par une mauvaise qualification de l'opération, une interprétation erronée du PLU, des conditions d'accès insuffisantes ou une servitude qui n'a pas été correctement anticipée.
Il est donc essentiel de vérifier la faisabilité juridique de la division avant d'engager des frais importants, de faire établir les documents fonciers ou de procéder à la vente d'une parcelle.
Maître Sofian GARA-ROMEO, avocat en droit immobilier et de l'urbanisme à Toulon, accompagne les propriétaires, acquéreurs et porteurs de projets dans l'analyse des divisions parcellaires, la sécurisation des opérations foncières et les recours relatifs aux autorisations d'urbanisme.
Le cabinet intervient notamment pour :
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Analyser la faisabilité juridique d'une division parcellaire ;
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Vérifier la constructibilité d'un terrain à Toulon et dans le Var ;
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Examiner les règles du PLU applicables aux parcelles ;
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Déterminer si une division constitue un lotissement ;
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Vérifier la nécessité d'une déclaration préalable ;
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Examiner les conditions imposant un permis d'aménager ;
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Analyser les projets de détachement de terrains à bâtir ;
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Vérifier les règles d'implantation applicables après division ;
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Examiner les possibilités de création de plusieurs lots constructibles ;
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Identifier les contraintes relatives aux accès et aux réseaux ;
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Analyser les servitudes de passage et de canalisation ;
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Examiner les difficultés de bornage et de limites séparatives ;
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Vérifier les restrictions applicables aux terrains agricoles ou naturels ;
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Étudier les contraintes particulières liées à la loi Littoral ;
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Analyser les documents et autorisations nécessaires avant une vente ;
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Contester les oppositions à déclaration préalable ;
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Contester les refus de permis d'aménager ;
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Défendre les projets de division faisant l'objet de recours ;
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Accompagner les propriétaires confrontés à des conflits de voisinage ;
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Engager les recours administratifs ou judiciaires adaptés.
Implanté à Toulon, le cabinet GARA-ROMEO Avocat intervient dans l'ensemble du Var, notamment à Hyères, La Seyne-sur-Mer, Six-Fours-les-Plages, Sanary-sur-Mer, Bandol, Ollioules, La Garde, La Valette-du-Var, Carqueiranne et Le Pradet.
Vous souhaitez diviser votre terrain pour vendre une parcelle ou construire une seconde maison ? Votre projet de division est bloqué par le PLU, une difficulté d'accès ou un refus de la mairie ?
Contactez le cabinet GARA-ROMEO Avocat afin de faire examiner les règles applicables à votre propriété et de déterminer les solutions ou recours envisageables pour sécuriser votre projet de division parcellaire.