
Litige après une vente immobilière à Toulon : quels recours pour l'acheteur et le vendeur ?
Vous venez d'acheter une maison, un appartement ou un terrain et découvrez un problème qui n'avait pas été signalé lors de la vente ? Vous êtes vendeur et l'acquéreur conteste les caractéristiques du bien ou réclame une indemnisation après la signature de l'acte authentique ?
Les litiges après une vente immobilière peuvent concerner des vices cachés, des travaux non déclarés, une surface erronée, une servitude non révélée ou encore des informations dissimulées avant l'acquisition.
Selon les circonstances, ces difficultés peuvent engager la responsabilité du vendeur, du notaire, de l'agent immobilier ou d'autres professionnels intervenus dans la transaction.
Différents recours permettent de solliciter la résolution ou l'annulation de la vente, une réduction du prix ou l'indemnisation des préjudices subis.
Le cabinet GARA-ROMEO Avocat, situé à Toulon, accompagne les acquéreurs et les vendeurs confrontés à des contentieux immobiliers.
Maître Sofian GARA-ROMEO intervient pour analyser les actes, identifier les responsabilités et engager les démarches amiables ou judiciaires adaptées à chaque situation.
Quels litiges peuvent survenir après une vente immobilière ?
La signature de l'acte authentique ne met pas nécessairement fin aux obligations des parties.
Un différend peut apparaître plusieurs semaines ou plusieurs années après l'acquisition, notamment lorsque l'acheteur découvre que le bien ne présente pas les caractéristiques annoncées ou que certaines informations déterminantes ne lui ont pas été communiquées.
La nature du problème conditionne le fondement juridique du recours.
Découverte de vices cachés après l'achat d'une maison ou d'un appartement
La garantie des vices cachés, prévue par les articles 1641 et suivants du code civil, permet à l'acquéreur d'agir contre le vendeur lorsqu'un défaut antérieur à la vente, non apparent lors de l'acquisition, rend le bien impropre à son usage ou en diminue suffisamment l'utilité.
Les situations concernées peuvent notamment être les suivantes :
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Des fissures structurelles affectant les fondations ou les murs porteurs ;
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Des infiltrations importantes provenant d'une toiture ou d'une terrasse ;
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Des problèmes d'humidité persistants dont l'origine existait avant la vente ;
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Un défaut grave affectant la charpente ou les planchers ;
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Des anomalies importantes des installations d'assainissement ;
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Des désordres affectant une piscine, une extension ou certains équipements immobiliers.
Ces défauts ne constituent pas automatiquement des vices cachés. Leur qualification dépend notamment de leur gravité, de leur ancienneté et des informations dont disposait l'acquéreur.
Lorsque les conditions de la garantie sont réunies, l'acheteur peut notamment demander la résolution de la vente ou une réduction du prix.
Pour connaître précisément les conditions de cette garantie, les clauses d'exclusion et les délais applicables, consultez notre page consacrée aux vices cachés immobiliers à Toulon.
Défaut de délivrance conforme : lorsque le bien ne correspond pas à ce qui était convenu
Le vendeur est tenu de délivrer un bien conforme aux caractéristiques contractuellement convenues.
L'obligation de délivrance, prévue notamment par l'article 1604 du code civil, ne se limite pas à la remise des clés. Elle implique également que le bien délivré corresponde à celui qui a été vendu.
Un manquement peut notamment être invoqué lorsque :
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Un équipement expressément compris dans la vente est absent ;
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Une dépendance, une cave ou un emplacement de stationnement annoncé ne correspond pas aux droits effectivement transférés ;
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La consistance du bien diffère de celle prévue dans l'acte ;
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Une caractéristique expressément convenue et déterminante n'est pas respectée ;
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Des installations ou aménagements promis ne sont pas délivrés dans les conditions contractuelles.
Il convient toutefois de distinguer le défaut de délivrance conforme du vice caché.
Le premier concerne l'absence de correspondance entre le bien délivré et les engagements du vendeur. Le second concerne un défaut affectant le bien, qui répond aux conditions particulières de l'article 1641 du code civil.
Cette distinction est essentielle, car les deux actions n'obéissent pas aux mêmes conditions ni nécessairement aux mêmes délais.
Selon les circonstances, le manquement à l'obligation de délivrance peut justifier une demande d'exécution, de résolution de la vente ou de dommages et intérêts, dans les conditions légales applicables.
Erreur de superficie : quels recours lorsque le logement est plus petit qu'annoncé ?
La découverte d'une différence entre la surface annoncée et la surface réelle du bien peut également donner lieu à un litige.
Pour les lots de copropriété entrant dans son champ d'application, l'article 46 de la loi du 10 juillet 1965, communément appelé loi Carrez, prévoit des règles spécifiques.
Lorsque la superficie privative réelle est inférieure de plus de 5 % à celle mentionnée dans l'acte de vente, l'acquéreur peut demander une diminution proportionnelle du prix.
Cette action doit être engagée dans un délai d'un an à compter de la signature de l'acte authentique.
Il convient de préciser que ce régime ne concerne pas toutes les ventes immobilières. Il ne s'applique notamment pas, dans les mêmes conditions, aux maisons individuelles qui ne constituent pas des lots de copropriété concernés par la loi Carrez.
En dehors de ce dispositif, les recours doivent être recherchés au regard des stipulations contractuelles et des règles générales de la vente.
La différence entre surface habitable, superficie privative et surface mentionnée dans les documents commerciaux doit également être examinée.
Construction irrégulière, servitude non déclarée ou terrain inconstructible
Certains litiges ne concernent pas l'état matériel du bâtiment, mais sa situation juridique ou administrative.
L'acquéreur peut notamment découvrir après la vente :
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Une extension ou une véranda réalisée sans autorisation d'urbanisme ;
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Une piscine ou une construction dont la conformité administrative est contestée ;
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Un terrain qui ne dispose pas des possibilités de construction annoncées ;
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Une servitude de passage non mentionnée dans les documents remis ;
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Une limitation importante à l'utilisation du bien ;
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Une difficulté relative à l'accès à la propriété ou à ses raccordements.
Ces situations peuvent compromettre la réalisation d'un projet, entraîner des frais de régularisation ou diminuer la valeur du bien.
L'existence d'une irrégularité administrative ne suffit toutefois pas, à elle seule, à justifier l'annulation de la vente.
Il est nécessaire de déterminer les engagements du vendeur, les informations communiquées avant l'acquisition et les conséquences concrètes de l'irrégularité.
En matière de servitudes non apparentes et non déclarées, l'article 1638 du code civil prévoit notamment des recours lorsque la charge est d'une importance telle que l'acquéreur n'aurait vraisemblablement pas acheté s'il en avait eu connaissance.
Selon les circonstances, la responsabilité du vendeur ou des professionnels intervenus dans la vente peut également être recherchée.
Pour les difficultés relatives aux droits de passage et aux accès, consultez notre page dédiée aux servitudes de passage et au droit de propriété.
Peut-on faire annuler une vente immobilière pour dol ou défaut d'information ?
Une vente immobilière peut être remise en cause lorsque le consentement de l'une des parties a été obtenu dans des conditions irrégulières.
Le code civil distingue notamment l'erreur, le dol et la violence, qui constituent des causes de nullité du contrat lorsqu'ils ont été déterminants du consentement.
Dans les litiges immobiliers, les contestations portent fréquemment sur des informations inexactes ou volontairement dissimulées concernant le bien vendu.
Le dol et la dissimulation volontaire d'une information déterminante
L'article 1137 du code civil définit notamment le dol par les manœuvres, les mensonges ou la dissimulation intentionnelle d'une information dont une partie connaît le caractère déterminant pour l'autre.
Une telle situation peut notamment se rencontrer lorsque le vendeur :
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Dissimule volontairement des désordres graves dont il connaissait l'existence ;
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Présente des informations inexactes concernant la constructibilité du terrain ;
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Cache l'existence de travaux irréguliers ou de difficultés administratives importantes ;
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Fournit des renseignements trompeurs concernant les caractéristiques essentielles du bien ;
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Omet volontairement de révéler une information déterminante pour la décision d'achat.
La simple découverte d'une information défavorable après l'acquisition ne suffit cependant pas à caractériser un dol.
L'acquéreur doit notamment démontrer le comportement reproché et son influence déterminante sur son consentement.
Lorsque le dol est établi, la nullité de la vente peut être sollicitée. Une demande indemnitaire peut également être envisagée lorsque les conditions de la responsabilité sont réunies.
La distinction entre une dissimulation intentionnelle, une erreur et une simple méconnaissance du défaut par le vendeur est donc fondamentale.
Le devoir d'information du vendeur avant la signature
L'article 1112-1 du code civil impose à une partie qui connaît une information déterminante pour le consentement de l'autre de la communiquer lorsque les conditions prévues par ce texte sont réunies.
Cette obligation concerne les informations présentant un lien direct et nécessaire avec le contenu du contrat ou la qualité des parties.
Elle ne porte toutefois pas sur la simple estimation de la valeur du bien.
Dans une transaction immobilière, certaines informations peuvent revêtir une importance particulière, notamment lorsqu'elles concernent l'existence de procédures administratives, de contraintes juridiques ou de difficultés connues affectant le bien.
Le manquement au devoir d'information peut engager la responsabilité de celui qui en était tenu et, dans certaines circonstances, justifier la nullité du contrat.
Il convient néanmoins de distinguer cette obligation générale des garanties spécifiques attachées à la vente immobilière.
L'examen des documents transmis, des échanges précontractuels et des déclarations figurant dans l'acte de vente permet de déterminer les obligations effectivement méconnues.
Qui peut être tenu responsable d'un litige après une vente immobilière ?
Un différend immobilier ne concerne pas nécessairement le seul vendeur et son acquéreur.
Selon l'origine du dommage, la responsabilité de plusieurs intervenants peut être recherchée, notamment lorsqu'une information erronée a été transmise ou qu'un professionnel a manqué à ses obligations.
La responsabilité du vendeur immobilier
Le vendeur demeure soumis aux obligations légales et contractuelles résultant de la vente.
Sa responsabilité peut notamment être recherchée en présence d'un vice caché, d'un défaut de délivrance conforme, d'un dol ou d'un manquement à une obligation d'information.
Les conditions de mise en œuvre de ces responsabilités diffèrent selon le fondement invoqué.
La qualité de vendeur professionnel ou de particulier peut également avoir des conséquences importantes, notamment concernant les clauses d'exclusion de garantie des vices cachés.
De même, la situation d'un propriétaire ayant lui-même réalisé des travaux avant de revendre le bien peut nécessiter une analyse particulière, notamment au regard des responsabilités applicables aux constructeurs.
Le cabinet intervient tant pour les acquéreurs qui souhaitent engager un recours que pour les vendeurs confrontés à une réclamation après la vente.
La défense du vendeur peut notamment consister à contester le fondement invoqué, l'antériorité des désordres, leur gravité, l'existence d'une faute ou le montant des préjudices réclamés.
La responsabilité du notaire lors d'une vente immobilière
Le notaire chargé de recevoir l'acte authentique est tenu d'assurer l'efficacité juridique des actes qu'il établit et de respecter ses obligations professionnelles d'information et de conseil.
Sa responsabilité peut être recherchée lorsqu'une faute commise dans l'exercice de ses missions a causé un préjudice.
Les difficultés peuvent notamment concerner :
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Une erreur dans l'analyse ou la rédaction d'une clause essentielle ;
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Une information insuffisante sur une servitude affectant le bien ;
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Une difficulté d'urbanisme qui aurait dû faire l'objet de vérifications ou d'informations adaptées ;
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Une anomalie relative aux droits effectivement transmis ;
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Un défaut d'information ou de conseil ayant compromis la sécurité juridique de l'acquisition.
Toutefois, le notaire n'est pas tenu de garantir l'absence de tout désordre technique affectant un immeuble.
Sa responsabilité doit être appréciée au regard des vérifications relevant de sa mission, des informations dont il disposait et du lien entre le manquement reproché et le préjudice subi.
Pour approfondir cette question, consultez notre article consacré à la responsabilité du notaire lors d'une vente immobilière à Toulon.
La responsabilité de l'agence immobilière ou du diagnostiqueur
L'agent immobilier est également tenu à des obligations professionnelles dans le cadre de son intervention.
Selon les circonstances, sa responsabilité peut être recherchée lorsqu'il a transmis une information erronée, manqué à ses obligations de vérification ou de conseil, ou omis de signaler une anomalie qu'il aurait dû identifier dans le cadre de sa mission.
L'étendue de ses obligations dépend notamment de son intervention, des documents disponibles et des caractéristiques du bien.
La responsabilité du diagnostiqueur immobilier peut également être engagée lorsque le diagnostic établi comporte une erreur ou une omission fautive ayant causé un préjudice.
Les litiges peuvent notamment concerner les diagnostics relatifs à l'amiante, aux termites, aux installations électriques ou aux autres contrôles obligatoires.
Il convient cependant de tenir compte du périmètre réglementaire de chaque diagnostic et de ses limites techniques.
Lorsque plusieurs professionnels sont concernés, l'analyse de leurs missions respectives permet d'identifier les responsabilités et les éventuelles actions indemnitaires.
Quels recours pour obtenir l'annulation de la vente, une réduction du prix ou une indemnisation ?
La découverte d'une irrégularité après une vente immobilière n'entraîne pas automatiquement la disparition du contrat.
Les recours dépendent du fondement juridique retenu, de la gravité du manquement et des conséquences subies.
Une analyse préalable permet de déterminer si l'acquéreur peut conserver le bien en sollicitant une réparation financière ou s'il dispose d'un fondement pour remettre en cause la vente.
Demander la nullité ou la résolution de la vente immobilière
La nullité et la résolution de la vente correspondent à des mécanismes juridiques distincts.
La nullité peut notamment être prononcée lorsque le consentement de l'acquéreur a été vicié par un dol ou une erreur répondant aux conditions légales.
La résolution peut notamment être recherchée dans certaines situations de manquement contractuel ou dans le cadre de la garantie des vices cachés, lorsque les conditions de l'action rédhibitoire sont réunies.
Ces mécanismes peuvent conduire à la restitution du bien et du prix, selon les règles applicables.
Leurs conséquences doivent cependant être anticipées, particulièrement lorsque l'acquisition a été financée par un prêt immobilier, que des travaux ont été réalisés ou que le bien a changé de situation depuis sa vente.
Il est donc essentiel de déterminer le fondement juridique le plus adapté avant d'engager une action tendant à remettre en cause la transaction.
Obtenir une réduction du prix ou des dommages et intérêts
Lorsque l'acquéreur souhaite conserver le bien immobilier, une réparation financière peut être recherchée selon le fondement applicable.
En présence d'un vice caché, l'article 1644 du code civil permet notamment de demander une réduction du prix par l'exercice de l'action estimatoire.
Une diminution du prix peut également être sollicitée dans certains cas de différence de superficie, notamment sur le fondement de la loi Carrez.
Lorsqu'une faute contractuelle ou professionnelle a causé un dommage, une action indemnitaire peut être envisagée.
Les préjudices susceptibles d'être invoqués peuvent notamment comprendre :
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Le coût des travaux nécessaires à la remise en état du bien ;
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Certains frais d'expertise ou d'investigation ;
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Une perte de valeur immobilière ;
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Les frais de relogement rendus nécessaires par les désordres ;
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Une perte de jouissance ou de revenus locatifs ;
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D'autres conséquences financières directement liées au manquement constaté.
L'indemnisation n'est toutefois pas automatique.
Chaque poste de préjudice doit être justifié, présenter un lien avec le fait générateur de responsabilité et être juridiquement réparable.
En particulier, le préjudice indemnisable en cas de manquement au devoir de conseil d'un professionnel peut, selon les circonstances, prendre la forme d'une perte de chance d'avoir renoncé à l'opération ou de l'avoir conclue à des conditions différentes.
Comment prouver un litige immobilier et engager une procédure après la vente ?
Les litiges survenant après une vente immobilière nécessitent souvent de reconstituer les circonstances de la transaction et les informations dont disposaient les parties.
Les pièces contractuelles et les éléments techniques jouent un rôle déterminant pour identifier le fondement juridique de l'action et établir les préjudices.
Quels documents réunir pour préparer un recours ?
Dès la découverte d'une difficulté, il convient de réunir les éléments relatifs à la vente et au problème rencontré.
Les principales pièces utiles comprennent :
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Le compromis ou la promesse de vente ;
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L'acte authentique et ses annexes ;
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Le dossier de diagnostics techniques ;
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Les annonces immobilières et photographies diffusées avant la vente ;
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Les échanges avec le vendeur, l'agence immobilière ou le notaire ;
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Les documents d'urbanisme et les autorisations de travaux ;
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Les photographies des désordres et les éventuels constats de commissaire de justice ;
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Les devis de réparation, rapports techniques et justificatifs des préjudices.
Selon la nature du différend, il peut également être nécessaire d'obtenir certains documents auprès de la commune, du service de publicité foncière, du syndic de copropriété ou des professionnels ayant réalisé des travaux.
L'objectif est notamment de vérifier les caractéristiques annoncées, les informations transmises et les obligations contractuellement souscrites.
De la mise en demeure à l'expertise judiciaire
Lorsque les premiers éléments permettent d'identifier un manquement, une mise en demeure peut être adressée à la partie concernée afin de rechercher une solution amiable.
Dans certaines situations, une négociation peut aboutir à une prise en charge des réparations, une réduction conventionnelle du prix ou une indemnisation transactionnelle.
Lorsque les désordres sont contestés, une expertise technique peut être nécessaire pour déterminer leur origine, leur ancienneté et leurs conséquences.
L'article 145 du code de procédure civile permet notamment de solliciter une mesure d'instruction avant tout procès lorsqu'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution du litige.
Une expertise judiciaire peut être particulièrement utile lorsque les désordres nécessitent des investigations techniques approfondies ou que plusieurs intervenants contestent leur responsabilité.
Pour connaître les modalités de cette procédure, consultez notre page consacrée à l'expertise judiciaire en construction à Toulon.
À défaut de solution amiable, une action peut ensuite être engagée devant la juridiction compétente afin de faire reconnaître les responsabilités et d'obtenir les réparations juridiquement justifiées.
Quels délais respecter pour agir après une vente immobilière ?
Les délais applicables varient selon le fondement de l'action envisagée.
Il est essentiel de ne pas confondre la date de signature de la vente, celle de découverte du problème et celle à laquelle le droit d'agir peut être exercé.
Les délais en matière de vices cachés et de superficie
L'article 1648 du code civil prévoit que l'action en garantie des vices cachés doit être engagée dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice, sous réserve du délai-butoir applicable.
En matière de superficie relevant de la loi Carrez, l'action en diminution du prix doit, quant à elle, être engagée dans un délai d'un an à compter de l'acte authentique lorsque l'écart constaté dépasse le seuil légal.
Ces délais répondent à des régimes distincts.
Il convient donc de déterminer précisément la nature du défaut avant de choisir le fondement de la demande.
Les délais applicables au dol et à la responsabilité des professionnels
L'action en nullité pour dol ou erreur relève en principe du délai de cinq ans, dont le point de départ est déterminé notamment par l'article 1144 du code civil.
Les actions indemnitaires contre les professionnels intervenus dans la vente peuvent également relever du délai de prescription quinquennale prévu à l'article 2224 du code civil.
Toutefois, le point de départ, les éventuelles causes de suspension ou d'interruption et les règles propres à chaque action doivent être examinés.
Une simple mise en demeure ne suffit pas, à elle seule, à interrompre les délais légaux de prescription ou de forclusion.
Une demande en justice, y compris en référé, peut produire des effets interruptifs dans les conditions prévues par l'article 2241 du code civil.
Une analyse rapide des délais est donc essentielle, même lorsqu'une négociation amiable est déjà engagée.
Pourquoi faire appel à un avocat en litige de vente immobilière à Toulon ?
Les contentieux après une vente immobilière peuvent impliquer plusieurs fondements juridiques et différents intervenants.
La distinction entre vice caché, défaut de délivrance conforme, dol, manquement à l'obligation d'information ou responsabilité professionnelle nécessite une analyse précise des faits et des actes de vente.
Maître Sofian GARA-ROMEO, avocat en droit immobilier à Toulon, accompagne les acquéreurs et les vendeurs dans la défense de leurs intérêts.
Le cabinet intervient notamment pour :
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Analyser les actes de vente, les diagnostics et les documents contractuels ;
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Identifier les irrégularités affectant le bien et les obligations des parties ;
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Déterminer les fondements juridiques des recours ;
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Examiner la responsabilité du vendeur, du notaire ou des autres intervenants ;
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Préparer les mises en demeure et rechercher une solution amiable ;
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Engager ou suivre les procédures d'expertise judiciaire ;
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Solliciter la nullité ou la résolution de la vente, une réduction du prix ou l'indemnisation des préjudices lorsque les conditions sont réunies ;
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Assurer la représentation devant les juridictions compétentes.
Le cabinet intervient également pour défendre les vendeurs mis en cause après une transaction immobilière, notamment lorsque l'acquéreur conteste les caractéristiques du bien ou sollicite la remise en cause de la vente.
Implanté à Toulon, le cabinet GARA-ROMEO Avocat accompagne les particuliers, investisseurs et professionnels dans l'ensemble du Var, notamment à Hyères, La Seyne-sur-Mer, Six-Fours-les-Plages, Sanary-sur-Mer, Bandol, Ollioules, La Garde et La Valette-du-Var.
Lorsque le différend intervient avant la signature de l'acte authentique, notamment en cas de refus de vendre ou d'acheter, de condition suspensive contestée ou de désaccord sur une clause pénale, consultez également notre page consacrée aux litiges relatifs au compromis et à la promesse de vente.
Vous rencontrez une difficulté après l'achat ou la vente d'un bien immobilier ?
Contactez le cabinet GARA-ROMEO Avocat afin de faire examiner votre situation et de déterminer les recours envisageables pour défendre vos intérêts.