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Droit de la copropriété : guide pratique du copropriétaire à Toulon et dans le Var

  • il y a 2 jours
  • 20 min de lecture

La vie en copropriété à Toulon ou dans le Var repose sur un ensemble de règles précises.Ce guide a pour objectif d’expliquer, en termes simples, comment fonctionne juridiquement une copropriété, quels sont vos droits et obligations de copropriétaire, et quels recours vous pouvez exercer en cas de litige de copropriété à Toulon ou dans le Var.


Pour une présentation des différents contentieux susceptibles de survenir au sein d’un immeuble, vous pouvez également consulter notre page consacrée au droit de la copropriété à Toulon.



1. Comment fonctionne juridiquement une copropriété ?


1.1. Qu’est-ce que le syndicat des copropriétaires ?


Réponse simple : Le syndicat des copropriétaires est l’ensemble des copropriétaires. C’est lui qui est propriétaire des parties communes et qui prend les décisions pour l’immeuble.


Sur le plan juridique, la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 prévoit que tous les copropriétaires forment un « syndicat des copropriétaires ». Ce syndicat :

  • a la personnalité juridique (il peut agir en justice, signer des contrats, souscrire des assurances) ;

  • a pour mission principale la conservation de l’immeuble et l’administration des parties communes ;

  • est représenté par le syndic.


En pratique, c’est le syndicat qui :

  • décide des travaux sur les parties communes (toiture, façade, escaliers, colonnes communes, parkings…) ;

  • vote le budget et les appels de charges ;

  • agit contre un copropriétaire qui ne respecte pas le règlement de copropriété.


À RETENIR : Même si vous avez l’impression de « parler au syndic », c’est en réalité le syndicat des copropriétaires qui décide et qui est responsable des parties communes.


1.2. Quel est le rôle du syndic de copropriété ?


Réponse simple :Le syndic est le « gestionnaire » de la copropriété. Il exécute les décisions, gère les comptes, convoque les assemblées et représente le syndicat.


Le syndic peut être :

  • professionnel (cabinet de gestion) ;

  • non professionnel (souvent un copropriétaire, syndic bénévole).


Ses principales missions découlent notamment de l’article 18 de la loi de 1965 :

  • convoquer l’assemblée générale, établir l’ordre du jour et notifier les procès-verbaux ;

  • exécuter les décisions votées en assemblée générale ;

  • assurer la conservation de l’immeuble et faire réaliser les travaux urgents ;

  • tenir la comptabilité de la copropriété, établir le budget prévisionnel, lancer les appels de charges ;

  • recouvrer les charges impayées, y compris par voie judiciaire si nécessaire ;

  • représenter le syndicat des copropriétaires en justice.


EXEMPLE PRATIQUE : Dans une copropriété à Toulon, le syndic fait intervenir une entreprise pour réparer une fuite sur la toiture commune et convoque ensuite une assemblée générale pour faire voter les travaux définitifs et la répartition des charges.


Lorsque le syndic n’exécute pas correctement ses missions ou reste inactif malgré des désordres signalés, sa responsabilité peut, sous certaines conditions, être engagée.



1.3. À quoi sert le conseil syndical ?


Réponse simple : Le conseil syndical assiste et contrôle le syndic. Il fait le lien entre les copropriétaires et le syndic.


Il est composé de copropriétaires élus en assemblée générale. Ses principales fonctions :

  • donner un avis sur les projets de travaux, les contrats, les devis ;

  • contrôler la gestion du syndic (comptes, dépenses, contrats d’entretien) ;

  • demander l’inscription de questions à l’ordre du jour ;

  • parfois, demander la convocation d’une assemblée générale lorsqu’elle s’impose.


Le conseil syndical n’a pas le pouvoir de décider à la place de l’assemblée générale, sauf délégation très encadrée par la loi.


1.4. Quel est le rôle de l’assemblée générale de copropriété ?


Réponse simple :L’assemblée générale (AG) est l’organe de décision de la copropriété. C’est elle qui vote les travaux, le budget, la désignation du syndic, les modifications du règlement de copropriété, etc.


Tous les copropriétaires y sont convoqués. Les décisions sont prises à la majorité des voix selon les règles prévues par les articles 24, 25 et 26 de la loi du 10 juillet 1965 (voir plus loin).


À RETENIR : Si vous avez un litige de copropriété à Toulon (travaux, charges, règlement…), il faut presque toujours vérifier ce qui a été décidé (ou non) en assemblée générale.



2. Quels sont les droits et obligations d’un copropriétaire ?


2.1. Qu’est-ce qu’une partie privative ?


Réponse simple :Les parties privatives sont les parties de l’immeuble qui vous appartiennent en propre : votre appartement, votre cave, votre box, etc.


Le règlement de copropriété et l’état descriptif de division précisent ce qui est privatif et ce qui est commun.


En principe, vous avez un droit d’usage et de jouissance exclusif de vos parties privatives, mais :

  • vous devez respecter la destination de l’immeuble (par exemple, immeuble « à usage d’habitation bourgeoise ») ;

  • vous ne devez pas causer de nuisances anormales à vos voisins ;

  • vous devez respecter le règlement de copropriété (par exemple, interdiction de certains commerces, règles sur les travaux, sur les revêtements de sol, etc.).


EXEMPLE PRATIQUE : Dans un immeuble ancien du centre-ville de Toulon, le règlement peut limiter les activités commerciales dans les lots donnant sur la cour intérieure pour préserver la tranquillité des occupants.


2.2. Qu’est-ce qu’une partie commune ?


Réponse simple : Les parties communes appartiennent à tous les copropriétaires : elles sont en indivision entre eux.


Il s’agit notamment :

  • du gros œuvre (murs, toiture, façades) ;

  • des escaliers, couloirs, halls d’entrée ;

  • des canalisations communes, gaines techniques ;

  • des jardins, parkings collectifs, piscines, terrasses communes, etc.


Vous avez un droit d’usage des parties communes, mais :

  • dans le respect de leur destination ;

  • sans priver les autres copropriétaires de leur usage ;

  • sous réserve des règles fixées par le règlement de copropriété.


2.3. Respect du règlement de copropriété


Réponse simple : Vous devez respecter le règlement de copropriété : il s’impose à tous les copropriétaires et occupants.


Le non-respect du règlement peut entraîner :

  • une mise en demeure du syndic ou des autres copropriétaires ;

  • une action en justice pour faire cesser le trouble ;

  • une condamnation à des dommages et intérêts.


Lorsque le non-respect du règlement génère également des nuisances pour les autres occupants, les règles relatives aux troubles anormaux de voisinage peuvent trouver à s’appliquer.



2.4. Paiement des charges de copropriété


Réponse simple :Tout copropriétaire doit payer les charges de copropriété, même s’il n’utilise pas certains services (ascenseur, parking, piscine, etc.), dès lors que la répartition est conforme à la loi et au règlement.


L’article 10 de la loi du 10 juillet 1965 distingue :


  • les charges générales (conservation, entretien, administration des parties communes) réparties selon les « tantièmes » de copropriété ;

  • les charges relatives aux services collectifs et aux éléments d’équipement commun, réparties selon l’utilité que ces services ou équipements présentent pour chaque lot.


En cas d’impayés, le syndic peut engager une procédure de recouvrement (injonction de payer, saisies, etc.).


2.5. Utilisation du lot et troubles de voisinage


Vous pouvez utiliser votre lot librement, mais sans causer de trouble anormal de voisinage :

  • bruits répétés ;

  • odeurs ;

  • encombrement des parties communes ;

  • activités incompatibles avec la destination de l’immeuble (par exemple, location saisonnière intensive dans un immeuble très résidentiel).


QUE FAIRE CONCRÈTEMENT ?


  1. Vérifiez ce que prévoit le règlement de copropriété sur l’usage des lots.

  2. Tentez un dialogue amiable avec le voisin concerné.

  3. Alertez le syndic par écrit (mail ou courrier recommandé).

  4. Si rien ne change, une mise en demeure peut être adressée, puis, si nécessaire, une action en justice pour trouble anormal de voisinage.



Pour les nuisances spécifiquement rencontrées entre occupants d’un immeuble, consultez également notre page Voisin bruyant en copropriété à Toulon : quels recours ?


3. À quoi sert le règlement de copropriété ?


3.1. Quelle est la valeur juridique du règlement de copropriété ?


Réponse simple : Le règlement de copropriété est la « charte » de l’immeuble. Il a valeur contractuelle et s’impose à tous les copropriétaires et occupants.

Il est établi lors de la mise en copropriété et publié au service de la publicité foncière. Tout acquéreur est censé en avoir pris connaissance.


3.2. Que contient le règlement de copropriété ?


Le règlement de copropriété précise notamment :

  • la description de l’immeuble et de ses lots (souvent avec l’état descriptif de division) ;

  • la distinction entre parties privatives et parties communes ;

  • la destination de l’immeuble et des lots (habitation, professionnel, mixte…) ;

  • les conditions d’usage des parties privatives et communes (bruits, animaux, stationnement, jardins, piscines, terrasses…) ;

  • les règles de fonctionnement de la copropriété ;

  • les clés de répartition des charges.


3.3. Le règlement de copropriété est-il opposable ?


Oui. Il est opposable :

  • aux copropriétaires ;

  • à leurs locataires ;

  • à tout occupant de l’immeuble.


Un copropriétaire ne peut pas se prévaloir de son ignorance du règlement pour justifier un manquement.


3.4. Que se passe-t-il en cas de non-respect du règlement ?


Le non-respect du règlement de copropriété peut conduire à :

  • une mise en demeure de cesser le trouble ;

  • une action judiciaire pour faire ordonner la remise en état (démolition de travaux non autorisés, remise en conformité) ;

  • une condamnation au paiement de dommages et intérêts.


EXEMPLE PRATIQUE : Dans une résidence du littoral varois, un copropriétaire ferme sa terrasse avec une véranda sans autorisation, alors que le règlement interdit toute modification de l’aspect des façades. Le syndicat peut demander en justice la démolition de la véranda.



4. Comment fonctionne une assemblée générale de copropriété ?


4.1. Qui convoque l’assemblée générale ?


Réponse simple :En principe, c’est le syndic qui convoque l’assemblée générale.

Une assemblée générale ordinaire doit être réunie au moins une fois par an. Des assemblées générales extraordinaires peuvent être convoquées en cas de besoin (travaux urgents, changement de syndic, litige important…).


Dans certains cas, le conseil syndical ou des copropriétaires représentant un certain pourcentage des voix peuvent imposer la convocation d’une assemblée.


4.2. Que doit contenir la convocation ?


La convocation doit notamment comporter :

  • la date, l’heure et le lieu de l’assemblée ;

  • l’ordre du jour détaillé ;

  • les projets de résolutions soumis au vote ;

  • les documents nécessaires pour comprendre les décisions (devis, contrats, rapports…) ;

  • un formulaire de vote par correspondance, lorsque la loi l’impose.


Sans inscription à l’ordre du jour, aucune décision ne peut être valablement prise.


4.3. Ordre du jour et représentation


L’ordre du jour est établi par le syndic, souvent en lien avec le conseil syndical. Tout copropriétaire peut demander l’inscription de questions, à condition de respecter les délais et de fournir les documents nécessaires (par exemple, descriptif de travaux).


Un copropriétaire peut se faire représenter par un mandataire, dans les limites fixées par la loi (notamment sur le nombre de mandats détenus).


4.4. Vote par correspondance


Depuis les réformes récentes, le vote par correspondance est possible dans de nombreuses situations.


Le copropriétaire renvoie le formulaire de vote par correspondance avant l’assemblée, en cochant ses choix sur chaque résolution.


4.5. Déroulement de l’assemblée et procès-verbal


Pendant l’assemblée :

  • les copropriétaires votent les résolutions inscrites à l’ordre du jour ;

  • les résultats sont proclamés (adoption ou rejet des résolutions) ;

  • un procès-verbal est rédigé, signé, puis notifié aux copropriétaires.


Le procès-verbal est essentiel :

  • il fixe officiellement les décisions prises ;

  • il fait courir le délai de contestation (voir partie 6).



5. Quelles sont les règles de majorité en copropriété ?


5.1. Majorité de l’article 24 (majorité simple)


Réponse simple : La majorité de l’article 24 correspond à la majorité des voix des copropriétaires « présents, représentés ou ayant voté par correspondance ».


Sont notamment votées à cette majorité (sous réserve des textes en vigueur) :

  • la plupart des décisions courantes de gestion ;

  • l’approbation des comptes ;

  • certaines décisions d’entretien ou de fonctionnement.


5.2. Majorité de l’article 25 (majorité absolue)


Réponse simple : La majorité de l’article 25 exige la majorité des voix de tous les copropriétaires (présents, représentés, votant par correspondance ou absents).


Sont notamment votées à cette majorité (sous réserve des textes applicables) :

  • la désignation et la révocation du syndic ;

  • certains travaux importants ;

  • les actes de disposition sur les parties communes, dans certains cas.


Passerelle de l’article 25-1


Lorsque la résolution soumise à l’article 25 n’obtient pas la majorité absolue mais recueille au moins un tiers des voix de tous les copropriétaires, elle peut être revotée immédiatement à la majorité de l’article 24 (majorité simple).


5.3. Majorité de l’article 26 (double majorité)


Réponse simple : La majorité de l’article 26 est plus exigeante : elle suppose la majorité des membres du syndicat représentant au moins les deux tiers des voix.


Elle concerne notamment :

  • certaines modifications importantes des parties communes ;

  • des changements affectant la destination de l’immeuble ;

  • certaines clauses du règlement de copropriété (par exemple, encadrement de certaines locations).


5.4. Unanimité


L’unanimité de tous les copropriétaires est requise pour les décisions les plus graves, par exemple :

  • atteinte très importante à la destination de l’immeuble ;

  • suppression de certains droits privatifs ;

  • modifications fondamentales du règlement de copropriété.


À RETENIR : La majorité applicable dépend de la nature exacte de la décision. En cas de doute (notamment pour des travaux ou des modifications du règlement), il est prudent de consulter un avocat en droit de la copropriété à Toulon.

Les règles de majorité sont particulièrement importantes lorsque l’assemblée générale doit se prononcer sur des travaux importants.



6. Comment contester une assemblée générale de copropriété ?


6.1. Qui peut contester une décision d’assemblée générale ?


Réponse simple : Seuls les copropriétaires « opposants » ou « défaillants » peuvent contester une décision d’assemblée générale.


  • Opposant : copropriétaire qui a voté contre la résolution ;

  • Défaillant : copropriétaire absent et non représenté.


Un copropriétaire qui a voté « pour » une résolution ne peut en principe pas la contester.


6.2. Quelles décisions peuvent être contestées ?


En pratique, peuvent être contestées :

  • toute décision prise en assemblée générale (travaux, charges, désignation du syndic, modification du règlement, etc.) ;

  • pour des motifs de forme (irrégularité de convocation, défaut d’information, etc.) ou de fond (décision contraire à la loi ou au règlement, abus de majorité…).


La contestation porte sur une ou plusieurs résolutions précises.


6.3. Quel est le délai pour contester ?


L’article 42 de la loi du 10 juillet 1965 prévoit un délai de deux mois pour agir en contestation d’assemblée générale.


Le point de départ de ce délai est la notification du procès-verbal par le syndic :

  • aux copropriétaires opposants ou défaillants ;

  • la notification doit être faite dans le mois qui suit l’assemblée.


L’action se fait devant le tribunal judiciaire compétent (par exemple, tribunal judiciaire de Toulon pour une copropriété à Toulon).


ATTENTION AU DÉLAI


Le délai de deux mois est strict :

  • il court à compter de la notification régulière du procès-verbal ;

  • passé ce délai, vous perdez votre droit de contester, même si la décision est irrégulière ;

  • il est donc essentiel de consulter rapidement un avocat dès la réception du procès-verbal si vous envisagez une contestation.


À lire également : Contester une assemblée générale de copropriété


6.4. Quels sont les principaux motifs de contestation ?


Parmi les motifs fréquents :

  • convocation irrégulière (délai, destinataire, contenu incomplet) ;

  • absence ou insuffisance d’information sur les travaux ou décisions à voter ;

  • erreur sur les règles de majorité ;

  • décision contraire à la loi ou au règlement de copropriété ;

  • abus de majorité (décision prise dans l’intérêt de certains au détriment des autres).


QUE FAIRE CONCRÈTEMENT ?


  1. Rassemblez la convocation, les annexes et le procès-verbal.

  2. Notez la date de réception du procès-verbal.

  3. Prenez rapidement conseil auprès d’un avocat en droit de la copropriété à Toulon pour vérifier la régularité de la décision et le respect du délai.


Lorsque la décision contestée concerne spécifiquement des travaux, consultez également notre page Travaux votés en assemblée générale : comment les contester ?.


7. Comment sont réparties les charges de copropriété ?


7.1. Charges générales et charges spéciales


Réponse simple : Les charges ne sont pas réparties « au bon vouloir » du syndic : leur répartition est encadrée par la loi et le règlement de copropriété.


  • Charges générales : liées à la conservation, l’entretien et l’administration des parties communes. Elles sont réparties selon les tantièmes de copropriété.


  • Charges d’équipement et de services collectifs : liées aux ascenseurs, chauffage collectif, eau, piscine, gardiennage, etc. Elles sont réparties en fonction de l’utilité que ces services présentent pour chaque lot.


7.2. Clés de répartition et contestation


Les « clés de répartition » sont fixées dans le règlement de copropriété.

Si elles sont contraires à la loi (par exemple, un lot paie des charges pour un équipement dont il ne peut matériellement pas profiter), elles peuvent être contestées devant le tribunal.


7.3. Recouvrement des charges impayées


En cas d’impayés :

  1. Le syndic adresse des relances et mises en demeure.

  2. À défaut de règlement, il peut saisir le tribunal pour obtenir une condamnation, puis pratiquer des saisies (comptes bancaires, salaire, bien immobilier).


Les charges impayées pèsent sur la trésorerie de la copropriété et peuvent bloquer des travaux importants, notamment dans les copropriétés du Var où les charges peuvent être élevées (piscine, jardins, parkings, ascenseurs, etc.).



8. Quels travaux un copropriétaire peut-il réaliser ?


8.1. Travaux purement privatifs


Réponse simple : Les travaux qui ne concernent que l’intérieur de votre lot, sans toucher aux parties communes ni à l’aspect extérieur, sont en principe libres, sous réserve du respect du règlement de copropriété et de la sécurité de l’immeuble.


Exemples :

  • refaire une cuisine ou une salle de bains ;

  • changer un revêtement de sol (sous réserve des règles d’isolation phonique) ;

  • modifier une cloison non porteuse, si cela ne touche pas la structure.


8.2. Travaux affectant les parties communes


Dès que vos travaux touchent :

  • un mur porteur ;

  • une canalisation commune ;

  • une dalle, un plancher structurel ;

  • une gaine technique ;

ils affectent une partie commune.Ils nécessitent alors l’autorisation préalable de l’assemblée générale.


8.3. Travaux modifiant l’aspect extérieur


Tout ce qui modifie l’aspect extérieur de l’immeuble (façades, toitures, garde-corps, volets, fenêtres, terrasses, balcons…) requiert également une autorisation de l’assemblée générale.


EXEMPLES PRATIQUES


  • Installation d’une climatisation en façade dans une copropriété à Toulon : unité extérieure fixée sur la façade, nécessité d’autorisation.


  • Fermeture d’un balcon par des baies vitrées : modification de la façade, autorisation obligatoire.


  • Création d’un velux sur une toiture commune dans une résidence du littoral varois : autorisation indispensable.


8.4. Travaux réalisés sans autorisation


Si vous réalisez des travaux affectant les parties communes ou l’aspect extérieur sans autorisation :


  • le syndicat des copropriétaires peut demander en justice la remise en état (démolition, dépose de l’installation) ;


  • vous pouvez être condamné à des dommages et intérêts.


QUE FAIRE CONCRÈTEMENT ?


  1. Avant tout projet, vérifiez le règlement de copropriété.

  2. Faites établir un descriptif précis des travaux (plans, photos, devis).

  3. Demandez au syndic l’inscription de votre projet à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale.

  4. En cas de refus ou de difficulté, consultez un avocat pour évaluer les recours possibles.



9. Que faire si l’assemblée générale refuse mes travaux ?


Réponse simple : Un refus de travaux n’est pas toujours définitif. Dans certains cas, il peut être contesté ou une autorisation judiciaire peut être demandée.


9.1. Vérifier la régularité de la décision


Il faut d’abord vérifier :

  • si la majorité utilisée était la bonne ;

  • si les copropriétaires disposaient des informations nécessaires ;

  • si le refus n’est pas manifestement abusif (par exemple, refus sans motif sérieux de travaux utiles, ne portant pas atteinte à l’immeuble ni aux autres copropriétaires).


9.2. Recours possibles


Selon les cas :

  • contestation de la résolution de refus dans le délai de deux mois (voir partie 6) ;

  • demande d’autorisation judiciaire lorsque la loi le permet (par exemple, certains travaux nécessaires à l’accessibilité ou à la sécurité).


Un avocat en droit de la copropriété à Toulon pourra analyser la situation, le règlement de copropriété et la jurisprudence applicable pour apprécier l’opportunité d’un recours.



10. Qui est responsable en cas d’infiltrations en copropriété ?


10.1. Infiltrations venant de la toiture


Réponse simple : Lorsque l’infiltration provient de la toiture commune, la responsabilité incombe en principe au syndicat des copropriétaires.


Le syndicat doit :

  • faire réaliser les travaux nécessaires sur la toiture ;

  • indemniser les copropriétaires et occupants pour les dommages causés, le cas échéant via l’assurance de copropriété.


Pour approfondir la question de l’entretien des parties communes, consultez également notre page Défaut d’entretien en copropriété à Toulon : quels recours ?.


10.2. Infiltrations venant de la façade ou des terrasses communes


Même logique :

  • si la cause est une façade commune ou une terrasse commune (ou à jouissance privative mais commune en propriété), le syndicat est en principe responsable ;

  • des expertises sont souvent nécessaires pour déterminer si l’origine est commune ou privative.


10.3. Infiltrations venant d’une canalisation commune


Si la fuite provient d’une canalisation commune (colonne d’eau, évacuation verticale, etc.) :

  • le syndicat des copropriétaires est responsable des désordres ;

  • le syndic doit organiser les réparations et les déclarations de sinistre.


10.4. Infiltrations provenant d’une partie privative ou de travaux privés


Si la cause est située dans un lot privatif (par exemple, canalisation privative, douche mal étanchéifiée, travaux mal réalisés par un copropriétaire) :

  • la responsabilité du copropriétaire concerné peut être engagée ;

  • son assurance habitation peut être sollicitée.


10.5. Rôle du syndic, des assurances et de l’expertise


En cas d’infiltrations dans une copropriété à Toulon ou dans le Var :

  1. Déclarez rapidement le sinistre à votre assurance et au syndic.

  2. Le syndic doit déclarer le sinistre à l’assurance de l’immeuble.

  3. Une expertise (amiable ou judiciaire) peut être nécessaire pour déterminer l’origine exacte des infiltrations et les responsabilités.



Lorsque l’origine des désordres ou les responsabilités sont contestées, consultez également notre page Expertise judiciaire en construction et immobilier à Toulon.


11. Quand la responsabilité du syndic peut-elle être engagée ?


Réponse simple : La responsabilité du syndic peut être engagée en cas de faute de gestion, d’inaction ou de non-respect de ses obligations légales ou contractuelles.


11.1. Exemples de fautes du syndic


  • Absence d’exécution d’une décision d’assemblée générale (travaux votés mais jamais réalisés).

  • Inaction face à des désordres graves (infiltrations récurrentes, fissures, problèmes de sécurité).

  • Défaut de convocation d’assemblée générale dans les délais.

  • Convocation irrégulière (ordre du jour incomplet, absence de documents obligatoires).

  • Gestion financière défaillante (mauvaise tenue des comptes, absence de budget prévisionnel).


11.2. Distinction avec la responsabilité du syndicat


Il faut distinguer :

  • la responsabilité du syndicat pour les dommages liés aux parties communes (toiture, façades, canalisations communes…) ;

  • la responsabilité du syndic pour ses fautes de gestion (non-exécution de travaux, irrégularités de convocation, etc.).


Dans certains cas, les deux responsabilités peuvent être engagées.



Lorsque le litige trouve son origine dans l’absence d’entretien de l’immeuble, consultez également notre page Défaut d’entretien en copropriété : quels recours pour les copropriétaires ?.


12. Que faire lorsqu’un copropriétaire ne respecte pas le règlement de copropriété ?


12.1. Types de manquements fréquents


  • Travaux non autorisés (ou non conformes à l’autorisation).

  • Occupation irrégulière des parties communes (stockage, stationnement gênant, privatisation d’un couloir ou d’un jardin commun).

  • Nuisances sonores ou olfactives répétées.

  • Changement d’usage d’un lot contraire à la destination de l’immeuble (par exemple, activité commerciale interdite, location saisonnière intensive).


12.2. Recours possibles


QUE FAIRE CONCRÈTEMENT ?


  1. Tentez un dialogue direct avec le copropriétaire concerné.

  2. Informez le syndic par écrit, en décrivant précisément les faits.

  3. Le syndic peut adresser une mise en demeure au copropriétaire.

  4. Si le trouble persiste, le syndicat peut saisir le tribunal pour :

    • faire cesser le trouble ;

    • ordonner la remise en état ;

    • obtenir des dommages et intérêts.


Les autres copropriétaires victimes peuvent également agir, notamment sur le fondement du trouble anormal de voisinage.



Lorsqu’un locataire est à l’origine des nuisances, la situation du propriétaire bailleur doit également être examinée : Copropriétaire bailleur à Toulon : responsabilité du fait du locataire.


13. Que faire en cas de nuisances ou de trouble anormal de voisinage ?


13.1. Constituer les preuves


Pour agir efficacement, il est essentiel de réunir des preuves :

  • courriels ou courriers échangés ;

  • attestations de voisins ;

  • enregistrements de bruit (dans le respect de la loi) ;

  • constats de commissaire de justice (ancien huissier de justice).


13.2. Démarches amiables et mise en demeure


QUE FAIRE CONCRÈTEMENT ?


  1. Parlez-en au voisin concerné, si cela est possible.

  2. Avertissez le syndic et/ou le conseil syndical.

  3. Faites adresser une mise en demeure par lettre recommandée.

  4. En cas de persistance, un constat de commissaire de justice peut être réalisé pour objectiver les nuisances.


13.3. Recours judiciaire


Si les nuisances persistent malgré les démarches amiables :


  • une action en justice peut être engagée sur le fondement du trouble anormal de voisinage ;

  • le juge peut ordonner la cessation du trouble, la réalisation de travaux d’isolation, voire l’interdiction de certaines activités, et allouer des dommages et intérêts.


Dans un contexte de copropriété à Toulon ou dans le Var, ces situations sont fréquentes (bruits de terrasses, climatisations bruyantes, locations saisonnières intensives, etc.).



Pour un conflit spécifiquement lié aux nuisances entre occupants d’une copropriété : Voisin bruyant en copropriété à Toulon : quels recours contre les nuisances ?.


14. Quand demander une expertise judiciaire en copropriété ?


14.1. Dans quels cas l’expertise est-elle utile ?


Réponse simple : L’expertise judiciaire est particulièrement utile lorsque le litige est technique et que l’origine des désordres est contestée.


Exemples :

  • infiltrations complexes (toiture, façade, terrasse, balcon, canalisations) ;

  • fissures importantes dans une résidence ;

  • désordres structurels d’un immeuble ancien à Toulon ;

  • travaux mal réalisés par une entreprise (ravalement, étanchéité, toiture, piscine…) ;

  • désaccord sur la responsabilité (syndicat, entreprise, copropriétaire, constructeur…).


14.2. Principe de l’expertise judiciaire


L’expertise judiciaire est une procédure dans laquelle le juge désigne un expert indépendant chargé de :

  • constater les désordres ;

  • rechercher leurs causes ;

  • chiffrer les travaux nécessaires et les préjudices ;

  • donner un avis sur les responsabilités.


Cette expertise intervient souvent avant une procédure au fond et permet de disposer d’un rapport technique solide pour négocier ou plaider.



Pour approfondir le fonctionnement concret de cette procédure, consultez également notre article Expertise judiciaire en construction : un outil clé pour défendre vos droits.


15. Quels recours en cas de litige de copropriété ?


Réponse simple : En cas de litige de copropriété à Toulon ou dans le Var, il faut d’abord rassembler les éléments, tenter les démarches amiables, puis, si nécessaire, engager les recours judiciaires adaptés.


15.1. Les principales étapes


  1. Réunir les documents et preuves

    • règlement de copropriété ;

    • procès-verbaux d’assemblée générale ;

    • échanges avec le syndic ou les voisins ;

    • constats, photos, rapports techniques.


  2. Vérifier le règlement de copropriété et les décisions d’assemblée

    • décisions votées ou refusées ;

    • règles de majorité appliquées ;

    • délais de contestation.


  3. Saisir le syndic lorsque cela est pertinent

    • demande d’inscription à l’ordre du jour ;

    • demande d’intervention pour faire cesser un trouble ou lancer des travaux.


  4. Adresser une mise en demeure

    • au syndic ;

    • au syndicat des copropriétaires ;

    • au copropriétaire ou au voisin responsable.


  5. Envisager une expertise si le litige est technique

    • expertise amiable contradictoire ;

    • expertise judiciaire sur saisine du tribunal.


  6. Engager une procédure devant la juridiction compétente

    • tribunal judiciaire (par exemple, tribunal judiciaire de Toulon) ;

    • avec l’assistance d’un avocat rompu au droit de la copropriété.


Pour identifier plus précisément les recours correspondant à votre situation, consultez également les différentes interventions du cabinet en matière de litiges de copropriété à Toulon et dans le Var.


Questions fréquentes sur la copropriété


1. Puis-je refuser de payer des travaux votés en assemblée générale que je n’approuve pas ?


Non. Dès lors qu’une décision de travaux a été régulièrement votée, tous les copropriétaires doivent participer aux charges correspondantes, même s’ils ont voté contre ou étaient absents. Vous pouvez envisager une contestation de la décision dans le délai de deux mois si des irrégularités existent, mais vous ne pouvez pas suspendre unilatéralement le paiement des charges.



2. Le syndic peut-il décider seul de gros travaux dans la copropriété ?


En principe, non. Les gros travaux doivent être votés en assemblée générale. Le syndic ne peut décider seul que des travaux urgents nécessaires à la sauvegarde de l’immeuble ou à la sécurité des occupants. Pour le reste, il doit faire voter les travaux par les copropriétaires selon les règles de majorité applicables.


3. Je souhaite installer une climatisation dans mon appartement : dois-je demander une autorisation ?


Oui, dans la plupart des cas. L’unité extérieure de climatisation est souvent fixée en façade ou en balcon, ce qui modifie l’aspect extérieur et peut toucher une partie commune. Une autorisation préalable de l’assemblée générale est alors nécessaire. Il est conseillé de fournir un dossier précis (plans, photos, modèle de climatisation) au syndic pour inscription à l’ordre du jour.


4. Comment savoir si le syndic gère correctement la copropriété ?


Vous pouvez consulter les comptes, le budget prévisionnel, les contrats d’entretien, les procès-verbaux d’assemblée générale et échanger avec le conseil syndical. Des retards répétés dans les travaux, des défauts de convocation d’assemblée ou une mauvaise transparence financière peuvent révéler des difficultés de gestion. En cas de doute, un changement de syndic ou une action en responsabilité peuvent être envisagés.



5. Puis-je louer mon appartement en location saisonnière type meublé de tourisme ?


Tout dépend du règlement de copropriété et de la destination de l’immeuble. Certains règlements autorisent les locations saisonnières, d’autres les limitent ou les interdisent. Des règles d’urbanisme ou de déclaration peuvent aussi s’appliquer selon la commune. Avant de lancer une activité de location saisonnière dans une copropriété à Toulon ou dans le Var, il est prudent de vérifier ces points et, en cas d’incertitude, de consulter un avocat.


6. Que faire si je ne reçois jamais les convocations d’assemblée générale ?


Commencez par vérifier que le syndic dispose de vos coordonnées exactes et que vous êtes bien mentionné comme copropriétaire. Si les problèmes persistent, cela peut constituer une irrégularité de convocation. Selon les cas, il peut être possible de contester certaines décisions ou de demander la régularisation de la situation. L’assistance d’un avocat permet d’analyser les conséquences concrètes de ces défauts de convocation.


7. Un voisin a réalisé des travaux importants sans autorisation : puis-je agir ?


Oui. Vous pouvez alerter le syndic et le conseil syndical, qui doivent intervenir pour faire respecter le règlement de copropriété. Si les travaux affectent les parties communes ou l’aspect extérieur, une action en justice peut être engagée pour ordonner la remise en état et obtenir des dommages et intérêts. Vous pouvez également, en tant que copropriétaire, agir si vous subissez un préjudice direct.


8. À quel moment dois-je consulter un avocat en droit de la copropriété ?


Il est utile de consulter un avocat dès que le litige devient sérieux : contestation d’assemblée générale, refus de travaux, infiltrations importantes, charges contestées, conflit persistant avec un voisin ou avec le syndic. Un avocat en droit de la copropriété à Toulon pourra vous aider à analyser vos droits, sécuriser vos démarches et respecter les délais de recours, afin d’éviter des situations irrémédiables.


Besoin d’un avocat en droit de la copropriété à Toulon ?


Vous rencontrez une difficulté avec votre syndic, souhaitez contester une décision d’assemblée générale, faire autoriser des travaux ou êtes confronté à des infiltrations ou à un conflit au sein de votre copropriété ?


Le cabinet accompagne les copropriétaires et syndicats de copropriétaires à Toulon et dans le Var afin d’analyser leur situation, de rechercher une solution amiable lorsque cela est possible et de défendre leurs intérêts devant les juridictions compétentes.


Vous pouvez également consulter les autres ressources du cabinet consacrées au droit immobilier, aux troubles de voisinage et à l’expertise judiciaire immobilière afin d’approfondir les problématiques connexes à votre litige de copropriété.



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